«Je ne renonce Jamais»

Originaire de Safi, et plus exactement de Bhatra-nord ( 30 km au nord de Safi) Habiba Hadj Khalifa va intégrer le domaine politique très tôt pour une femme marocaine. Elle fait partie de la première promotion des médecins de la faculté de médecine de Rabat, pour poursuivre sa spécialisation à Paris, à l’hôpital Necker-enfants.
En 1979, Mme Habiba est Maître-assistant à la faculté de médecine de Casablanca. «Je pense être le seul médecin au Maroc qui a fermé son cabinet pour se consacrer à l’hôpital et à l’enseignement. C’est un choix que j’assume jusqu’à nos jours.».
Aujourd’hui, Mme Hadj Khalifa est chef de service pédiatrie III au CHU Ibn Rochd. Sa première intégration du champ politique eut lieu en 1976 quand, elle se présenta aux municipales de Safi sous les couleurs du RNI, sans succès. Trois ans plus tard, elle quitte le parti d’Ahmed Osmane en compagnie du clan Arsalane El Jadidi pour former le PND, au nom duquel elle se présentera aux législatives de 1984. Elle échoua de nouveau.
Cette date coïncidait avec la naissance de l’UC qui allait faire des ravages lors de ces élections. Loin d’être découragée, elle continue de militer en tant que coordonatrice du Parti national démocrate pour se présenter de nouveau en 1992. « J’avais toutes les chances à mes côtés cette fois, mais on ne m’avait pas laissée passer. J’ai fait recours, mais en vain». Ce n’est qu’après la mort de Feu Arsalane qu’elle quittera le PND. Elle rejoint les lignes du MDS de Mahmoud Archane en 1996 et se présenta sous ses couleurs aux législatives de 1997. Encore un échec qui ne fait que renforcer sa volonté de persister en militantisme politique, d’autant plus qu’elle est présidente de l’Association marocaine des hémophiles. Elle est également à la tête de l’organisation féminine du MDS « Cette organisation existe depuis 1993. Le 2 juin dernier, nous avons fait une réunion où ont pris part près de 700 femmes. Nous avons procédé au changement du bureau qui est composé actuellement de 16 femmes.
Evidemment, il y a une hiérarchie, mais elle est très souple. Le principe de communication et de concertation est le plus dominant dans notre parti. Plus encore, il n’y a pas eu de vote lors de la constitution de l’organisation, car il n’existe aucune divergence. Nous avons donc procédé par consensus», explique-t-elle. Avec son parcours politique et électoral, Mme Hadj Khalifa est censée avoir une idée sur le nouveau mode de scrutin « C’est un mode qui a des côtés positifs, comme il a des points négatifs. D’abord le côté le plus positif est qu’il n’y ait plus de business des voix comme autrefois.
La corruption est réduite de facto. En revanche, ce système rend très difficile de trouver des coéquipiers qui disposent de la même ardeur. A part la tête de liste, le deuxième et le troisième candidats sont beaucoup moins enthousiastes. Les circonscriptions ne sont plus les mêmes et le nombre d’électeurs s’est multiplié par 4 ou 5 par rapport au passé. Et enfin, je pense qu’une douzaine de jours est insuffisante pour un candidat pour convaincre ses électeurs», souligne-t-elle. Mais il y a quand même une question qui intéresserait les observateurs nationaux : pourquoi avoir choisi le MDS dans notre paysage partisan ? «C’est simple. J’ai choisi le MDS parce qu’il n’y a pas de ségrégation à l’intérieur du parti. Quatre thèmes constituent les axes du programme électoral MDS, l’emploi, l’éducation, l’habitat et la couverture médicale. Mais ce que Mme Habiba déplore, c’est que chaque gouvernement qui arrive au pouvoir dit que la situation est «insoluble», «Il faudrait assumer ses responsabilités à résoudre ces problèmes quelle que soit la nature de ce gouvernement». C’est un grand défi pour le MDS, au cas où…

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