Jettou fait la route des Indes

Jettou fait la route des Indes

La visite du Premier ministre, Driss Jettou, en Inde est une étape de plus dans le rapprochement entre Rabat et New Delhi et vers l’édification d’un véritable partenariat économique et politique. Après une absence diplomatique qui a duré plus d’une quinzaine d’années, le Maroc a ouvert avec la visite en Inde de l’ancien Premier ministre, Abderrahmane Youssoufi, une nouvelle page dans l’histoire des relations entre les deux pays.
Et pour cause, quelques semaines après cette visite, New Delhi a retiré carrément sa reconnaissance de la république polisarienne, au grand dam de la diplomatie algérienne. En d’autres termes, les autorités indiennes ne demandaient rien plus qu’un contact direct avec leurs homologues marocains. C’est ainsi que SM le Roi Mohammed VI a effectué, un an après la visite de Youssoufi, une visite officielle en Inde. Une réussite totale. Car elle a consolidé certains acquis et donné aux relations maroco-indiennes un tournant nouveau.
Les relations amicales et cordiales entre le Maroc et le Pakistan ne sont plus considérées par New Delhi comme une prise de position anti-indienne. Bien au contraire, depuis quelques années, le Maroc a entrepris de normaliser ses relations diplomatiques avec beaucoup d’Etat de l’ex-bloc soviétique ou celui des non-alignés, monopolisés par l’Algérie. Maintenant que les relations politiques entre Rabat et New Delhi sont au beau fixe, place à l’économie et aux échanges commerciaux. Certes, l’Inde est le premier client de l’OCP, mais l’équipe de Driss Jettou veut tisser de véritables liens économiques entre le Maroc et l’Inde. Et pourquoi pas, signer un accord de libre-échange. L’inde est un véritable continent. Les opportunités, notamment en matière agricole, industrielle et des services, sont immenses.
L’Inde, qui est un pays auto-suffisant alimentairement est le premier producteur de thé, le deuxième de canne à sucre et de riz, le 3ème de blé et de céréales, mais aussi le deuxième exportateur mondial de software. En matière de céréales, justement, les prix et la qualité des produits indiens sont indiscutables. Encore faut-il que le gouvernement marocain veuille bien réformer ses lois pour permettre aux opérateurs nationaux de faire appel au blé indien par exemple. Même chose pour le software. Le Maroc, déjà bien avancé en matière informatique, a fort besoin de l’expérience indienne dans ce domaine. D’un autre côté, si les produits pétroliers représentent 26,1% des importations indiennes, les biens d’équipement, eux, en constituent 23,8%, la bijouterie 7,9% et les produits chimiques 7,6%. En clair, le Maroc a d’énormes opportunités à saisir.
Dans le secteur textile, l’expertise indienne ne fait plus de doute. L’Inde est un continent en mouvement et le Maroc en est conscient.

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