José Alonso, l’autre victime du Polisario

«Immonde», «infâme», «irresponsable»… C’est en ces termes que le président de la Ligue espagnole des droits de l’Homme, Francisco José Alonso, a réagi à une grosse manipulation du Polisario. Dans une déclaration à «ALM», le responsable espagnol, qui a effectué dimanche dernier une visite à Laâyoune en compagnie d’une importante délégation européenne, a démenti catégoriquement les propos que le Polisario lui a attribués dans un communiqué signé au nom de la Ligue espagnole des droits de l’Homme. Dans ce communiqué, diffusé hier sur le site du Polisario, les séparatistes prêtent à M. Alonso des déclarations « fictives » à propos de présumées « manifestations contre la présence marocaine dans le Sahara occidental », de supposées « violations des droits de l’Homme », etc ; le tout mâtiné de slogans pro-séparatistes qui auraient ponctué la visite à Laâyoune de la délégation européenne.
Preuve qu’il y a eu escroquerie, les séparatistes ont fait publier ce communiqué à partir de la Suisse, et non de l’Espagne, «sous peine d’être poursuivis par la justice espagnole qui interdit ce genre de procédés ignominieux», fait constater M. Alonso.
En condamnant fermement cette « manipulation irresponsable », le président de la Ligue espagnole, fondée en 1913, affirme avoir constaté non sans intérêt le développement des provinces du Sud. Il ajoute que cette visite, la première qu’il a effectuée à Laâyoune, lui a permis d’avoir une idée différente de celle qui a été longtemps véhiculée par la machine de propagande du Polisario. «Je ne m’attendais pas à voir une “ville semi-européenne“», a-t-il décrit, admiratif. «En rentrant à Madrid, je vais parler de cette évolution notoire que connaissent les provinces sahariennes, sur le plan aussi bien de l’essor économique que des progrès réalisés au niveau des droits de l’Homme». Après la visite qu’il a effectuée auprès des associations des victimes du Polisario, M. Alonso a annoncé son intention d’ouvrir une enquête sur les violations perpétrées dans les camps de Lahmada.

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