Journée nationale de la sécurité routière – Objectif : Réduire le nombre de décès de 25% à l’horizon 2021

Journée nationale de la sécurité routière – Objectif : Réduire le nombre de décès  de 25% à l’horizon 2021

La journée nationale de la sécurité routière, célébrée le 18 février, est, comme le précise lundi soir à Rabat, le chef de gouvernement, «censée être celle de l’évaluation».

Saad Eddine El Othmani, qui s’exprimait lors de la remise des prix des compétitions nationales de la sécurité routière initiées par le Comité national de prévention des accidents de la circulation (CNPAC), a pris appui sur la stratégie dédiée à cette sécurité.

Données chiffrées 

Cette stratégie, qui s’étale sur la décennie 2017-2026, comprend également le plan d’action 2017-2021. «Cette stratégie vise à réduire le nombre de décès suite aux accidents de la circulation à l’horizon 2021 de 25% et 50% en 2026», précise M. El Othmani. Le chef de gouvernement rappelle également le résultat obtenu l’an dernier. «En 2017, nous avons atteint -2,62%. La mise en œuvre de la stratégie a permis de sauver la vie de 94 personnes», détaille-t-il. Selon ses dires, la sécurité routière ne peut réussir sans la concordance des efforts de tous. «Si nous n’éprouvons pas une responsabilité collective, on ne peut obtenir de résultats surtout que l’insécurité routière impacte tous», enchaîne le responsable. M. El Othmani, qui s’est félicité du thème «La sécurité routière… un apprentissage au quotidien, estime que cet apprentissage est censé commencer par l’école. A son sens, les adultes peuvent, à leur tour, changer de comportement. Dans ce sens, le chef de gouvernement donne l’exemple de la ceinture de sécurité dont l’usage dépasse 80%. «C’est devenu un réflexe», enchaîne-t-il. A son tour, Mohamed Najib Boulif, secrétaire d’Etat chargé du transport, qui a abondé dans le sens des données chiffrées, s’est réjoui du résultat de -3%. Pour lui, la sécurité routière est également une question « sociétale » outre celle de comportement.

«L’année 2017 laisse voir un bilan positif en sécurité routière», poursuit-il.

Certificat scolaire aux élèves du collège

Egalement de la partie, Saïd Amzazi s’est pour sa part félicité de la qualité des projets particuliers que les établissements scolaires ont présentés pour participer aux compétitions. Aux yeux du ministre de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, l’appui du CNPAC à ces établissements donnera un élan à l’ancrage de la culture de sécurité routière. «Le ministère veillera à instaurer graduellement l’obligation d’obtention d’un certificat scolaire en sécurité routière par les élèves des collèges», ajoute-t-il. M. Amzazi annonce également la création de mini-pistes pratiques qui seront généralisées graduellement à tous les établissements scolaires. Et Benacer Boulaajoul, secrétaire permanent du CNPAC, d’entériner la mise à disposition dudit certificat scolaire. Il s’est également exprimé sur la disposition du CNPAC à adhérer à ce projet. «C’était notre ambition depuis belle lurette», révèle M. Boulaajoul. Par l’occasion, ce comité s’est lié à la Fondation Mohammed VI des œuvres sociales pour les fonctionnaires de la sûreté nationale par une convention relative à la coopération autour de la sécurité routière.

L’offre de la RMA   

Cela étant, la cérémonie, marquée par la présence d’Abdelkader Amara, ministre de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau, s’est distinguée par la remise de prix aux meilleurs conducteur, projet scolaire en sécurité routière, entreprise en sécurité routière, contrôleur technique, moniteur, film numérique, vidéo graphique, application numérique, affiche, reportage médiatique et single. A eux seuls, les gagnants ayant plus de 20 ans d’expérience se sont vus offrir par la Royale Marocaine d’Assurance (RMA) un voyage aux Lieux Saints. Un moniteur et un agent de contrôle technique, dont le parcours est brillant, se sont à leur tour vus offrir le même voyage. Les conducteurs en situation de handicap ne sont pas en reste puisqu’ils se sont vus réserver une pensée par le CNPAC qui n’a pas manqué de louer les efforts de l’Association marocaine des médecins autorisés à fournir un certificat d’aptitude à conduire.

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