Jugement clément pour un truand

Jugement clément pour un truand

Chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca. Hamid, la trentaine, se tient devant le box des accusés. Il est accusé de séquestration d’une mineure, de menace à l’arme blanche, de viol et de non-assistance à une personne en danger. Il rejette en bloc ces accusations et plaide non coupable, parce que, selon lui, la fille qui se prétend être une victime l’avait accompagné de son plein gré et quand il lui a proposé de partager avec lui le même lit, elle s’est jetée par la fenêtre. Il a expliqué à la Cour qu’il était à bord de sa voiture quand il passait près du collège où elle poursuit ses études. Elle lui a lancé un clin d’oeil. Aussitôt, il n’a pas hésité à freiner et l’a sollicitée à monter. La collégienne n’a pas tardé une seconde pour se mettre à côté de lui et à l’embrasser comme si elle le connaissait depuis belle lurette. Sans l’avertir, il l’a emmenée chez lui au quartier Sbata. Certes, elle n’a manifesté aucune résistance. Elle est rentrée de son plein gré chez lui. Une fois qu’il a tenté de lui enlever ses vêtements, elle a commencé à crier et à demander secours. Quand il a tenté de lui fermer la bouche en y mettant sa main, elle s’est jetée par la fenêtre, précise-t-il. La collégienne, quant à elle, a confirmé ses déclarations en affirmant qu’elle est montée de son plein gré dans sa voiture. Seulement, elle a précisé qu’il l’a croisée devant le collège où elle poursuit ses études pour lui expliquer qu’il l’aime et qu’il veut se marier avec elle. Pleine de joie, elle a lui répondu en montant dans sa voiture après lui avoir expliqué qu’il va lui montrer son futur foyer. Une fois à la maison, il lui a offert du café et des gâteaux. Quelques moments plus tard, il l’a conduite vers la chambre à coucher et en a verrouillé sa porte. Aussitôt, elle a commencé à demander secours. Mais personne n’était à la maison. La solution ? Elle s’est avancée vers la fenêtre et s’est jetée sans réfléchir. Alertée, la police est arrivée pour arrêter Hamid. Si le représentant du procureur du Roi et l’avocat de la partie civile ont réclamé la peine maximale contre l’accusé et des dommages et intérêts en faveur de la victime, l’avocat de la défense a requis l’acquittement. La Cour a tranché en le jugeant coupable uniquement d’incitation à la débauche et l’a condamné à quatre mois de prison ferme.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *