Jusqu’où ira la contestation ?

Plusieurs indices portent à croire que le gouvernement serait confronté dans les semaines à venir à une nouvelle vague de protestations. Celles-ci tournent essentiellement autour de la question palestinienne et de la participation de députés israéliens à la conférence de l’Union interparlementaire qui sera tenue à Marrakech. Une épreuve de force qui survient à quelques mois des élections.
Deux mouvements islamistes marocains ont exprimé lundi leur opposition à la venue d’une délégation d’élus israéliens à l’occasion de la Conférence de l’Union inter-parlementaire (UIP) qui doit se tenir à Marrakech du 17 au 23 mars.
Al Adl Wal Ihssane (Justice et Bienfaisance), le plus influent mouvement islamiste marocain, et le Parti de la Justice et développement (PJD) ont dénoncé cette visite et réclamé son annulation, a rapporté le quotidien Attajdid ( Le renouveau).
Cette présence israélienne au Maroc constituerait « un coup de couteau dans le dos de nos frères palestiniens et le PJD est prêt à effectuer des actions de protestation pour interdire cette visite », a souligné Saad Eddine Othmani, Secrétaire général adjoint du PJD.
Pour sa part, Fathallah Arsalane, porte-parole d’Al Adl Wal Ihssane a estimé que l’annonce de la visite au Maroc de la « délégation sinoniste mettra à rude épreuve le ministère marocain des Affaires étrangères ».
« Les déclarations de ce département réaffirmant le soutien du Maroc aux palestiniens seront mises à rude épreuve puisqu’il s’agira de savoir si ces positions sont de la propagande ou de réelles positions dictées par la responsabilité islamique » à l’égard des palestiniens, a ajouté M.Arsalane.
« Le moins que l’on puisse dire, cette visite est provocatrice » a-t-il ajouté.
L’Assocation marocaine de soutien à la lutte du peuple palestinien (AMSLPP) a été la première à réagir à cette visite et demandé vendredi aux autorités de Rabat de l’interdire.
Les travaux de la conférence inter-parlementaire, dont ce sera la 107ème session, seront axés sur le rôle des parlements dans la définition des politiques à l’ère de la mondialisation et leur appui au protocole climatique de Kyoto. La lutte contre le terrorisme et le conflit israélo-arabe devraient y être aussi évoqués.

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