Jusqu’où s’étend la zone de sécurité israélienne ?

Depuis l’implantation d’Israeil au Moyen-Orient, la donne démographique a été reléguée au second plan dans rapports de force entre les pays et les analyses géopolitiques. Entre l’accord de Belford en 1917 et ceux d’Oslo en 1993, avortés, par la suite, au fil des ans d’exercice de l’autorité palestinienne, il y a toute une histoire de guerre, de rancoeurs et de haine. L’Etat sioniste qui prétendait être la seule oasis dans un désert arabe tribal, peuplé de nomades sous-développés et de surcroît réactionnaire, s’est avéré en fin de compte une simple concrétisation de vieilles ambitions coloniales et despotiques. Derrière le slogan simpliste du «territoire sans maîtres aux maîtres sans territoire», il y avait toute une machine de tuerie et de propagande qui ont fait de cet Etat, aux yeux du monde entier, un Etat raciste, constamment avide d’expansion et de sang. A l’instar d’une boule-de-neige, la zone de sécurité israelienne s’étend beaucoup plus loin que les territoire occupés. La zone de sécurité sioniste piétine au Liban, s’approprie le plateau syrien du Golan, suce le gaz de Taba, monopolise les eaux de la région et jette la discorde entre des arabes unis par le sang, l’histoire, la langue et même la religion (abstraction faite des minorités judéo-chrétiennes), mais séparés, de par leurs ambitions étroites et petits calculs politiques. A cela s’ajoute sa pénétration progressive dans les marchés économiques arabes sous divers étendards. En effet, le tableau géopolitique arabe donne l’impression aux observateurs profanes d’être devant un conglomérat d’Etats microscopiques déboussolés face à un pays faible sur le plan démographique mais puissant par sa puissance militaire et technologique, et ce, d’autant plus qu’il est déterminé à imposer ses options à plus de 150 millions de voisins qui lui sont hostiles. Du moins sur le plan verbal. Bien entendu, cette image perd de son caractère caricatural dès que l’on décortique les préoccupations de chaque Etat. La Syrie, comme on le sait, traverse une transition et connaît , elle aussi, sa dose de changements dans la continuité. Sa main mise sur le Liban reste cependant son talon d’Achille ; puisqu’en dépit de la volonté du nouveau régime à embellir son image auprès de ses interlocuteurs occidentaux, les poches de résistance continuent à être actives. Au Liban, l’apaisement des hostilités au sud de ce pays a permis au grand capital de reprendre la destinée du pays entre ses mains, acculant les autres forces, telle celle de Oualid Jounb-oulat à la défensive, en tentant vainement une sorte de réconciliation avec les Druzes des pays voisins. En revanche, la Jordanie continue à être le parent pauvre de la région. Pris entre le feu sioniste et une bonne partie de sa population d’origine palestinienne, le nouveau souverain poursuit le chemin que son père avait tracé ; à savoir celui de la paix. L’Egypte est noyée dans ses problèmes socio-économiques et trop préoccupée par la lutte contre le terrorisme et l’intégrisme; alors que les pays que les pays du Golfe et du Maghreb se positionnent à l’écart de la zone de turbulences moyenne-orientales.

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