« Kangourou » : La couveuse modèle

Le Kangourou a donné des idées aux pédiatres spécialistes de la néonatologie. L’unité “Kangourou” est une nouvelle méthode en Europe et en Amérique dans la prise en charge des prématurés. En fait, le nouveau-né kangourou est maintenu dans la poche ventrale maternelle (un véritable incubateur) pour poursuivre une maturation qui le mènera doucement à l’autonomie, sans jamais quitter sa mère. Cette ingénieuse idée a germé en Colombie où l’on avait expérimenté le concept de mère-kangourou dans l’objectif de pallier l’insuffisance des moyens techniques nécessaires à la prise en charge des prématurés. 
Le principe est simple et se base sur le non-éloignement de la mère de son bébé. Il faut dire que les pédiatres sont unanimes : un prématuré est un projet d’enfant agité.
Une agitation due, entre autres, à son passage dans la couveuse pendant une période d’au moins deux semaines et sa séparation de sa génitrice. 
«Dans le meilleur des cas, ce service se situe au sein même de la structure hospitalière où la mère a accouché. Mais même si un seul étage sépare la mère de son enfant, c’est encore un étage de trop. Dans le pire des cas, le transfert s’effectue vers une autre structure hospitalière, à des kilomètres de distance, aggravant l’éclatement familial : l’image d’un père allant d’un hôpital à l’autre pour voir sa femme et son enfant a-t-elle jamais beaucoup ému ? », lit-on dans le site Internet du Centre hospitalier universitaire de Rouen, en France.  Pour un bébé, un contact direct et quotidien avec sa mère est donc une chose primordiale pour son développement psychique. En France, la première équipe ayant mis en place une unité Kangourou est celle de l’hôpital Antoine Béclère à Clamart, en 1987. Au Maroc, mettre en place une structure pareille n’est certes pas dans le programme de nos services de néonatologie.
Une unité rassemblant, à la fois, la mère et son bébé prématuré est un projet qu’on ne pourrait voir dans les prochaines années au Maroc.  Et puis, le Kangourou est un animal qu’on ne croise pas dans nos contrées!

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