Karima Moussaoui: Nous ne recevons plus les subventions de l’INDH

Karima Moussaoui: Nous ne recevons plus les subventions de l’INDH

ALM : Vous avez récemment reconduit un partenariat avec Redal. Comment celui-ci évolue-t-il ?
 

Karima Moussaoui : La Redal est notre partenaire principal. La filiale de Veolia nous soutient et fait confiance depuis cinq ans. Grâce à sa précieuse collaboration, outre celle d’autres partenaires, nous pouvons assurer un bon fonctionnement.

Comment présenteriez-vous l’AMOS?

L’association s’est fixé l’objectif de combler le vide existant en termes d’enseignement préscolaire pour les familles démunies. De ce fait, l’AMOS scolarise gratuitement des enfants démunis âgés de 2 à 6 ans. Ceux-ci sont issus du quartier Ennasr (ancien douar Sahraoua) à Témara et vivent dans la précarité. L’AMOS prend également en charge la santé de ces enfants qui se voient, en outre, offrir deux repas par jour.

Quel bilan faites-vous de votre structure après environ 5 ans d’existence?

Aujourd’hui, on peut parler d’un bilan positif puisque l’association a démarré en 2010 avec 70 enfants pour passer actuellement à 142. De surcroît, les élèves qui ont rejoint les bancs des classes primaires, à l’issue de leur enseignement préscolaire chez l’AMOS, obtiennent d’excellents résultats. A leur tour, les mères de ces petits élèves et les femmes du quartier, qui se voient dispenser, depuis 4 ans, des cours d’alphabétisation et des ateliers de couture et de broderie par l’AMOS, ont pris confiance en elles-mêmes.

Quelles sont vos ambitions ?

L’AMOS désire vivement s’agrandir. Nous aimerions bien disposer de classes dans des établissements publics pour consacrer un enseignement préscolaire aux élèves démunis et relevant de notre association. Avant l’âge de 6 ans, les enfants pauvres traînent dans la rue. Nous aimerions bien admettre un plus grand nombre parce qu’on a une liste d’attente de 290 enfants à Témara. Mais nos locaux ne permettent pas de les inscrire en classe pour le moment.

Le siège de votre association affiche la mention de l’INDH. Quel en a été l’apport ?

L’INDH nous a soutenus au début en allouant des subventions pendant les trois premières années. Ces contributions étaient octroyées pour assurer le fonctionnement. Hélas, l’INDH, qui était notre partenaire, ne le fait plus pour le moment puisqu’elle a orienté ses subventions vers l’équipement. Quant au local, il a été construit par les soins des membres de l’association. Et le terrain sur lequel celle-ci est érigée nous a été cédé par Dyar Al Mansour.

Qu’est-ce qui vous décide à être philanthrope?

A voir le nombre des familles en situation extrêmement précaire qui ne cesse d’augmenter, on ne peut demeurer insensible. Il est de notre devoir en tant que citoyens de s’impliquer de quelque manière que ce soit. C’est le cas aussi de nos partenaires qui éprouvent le même sentiment à l’égard de la cause des enfants démunis. Ce sont des personnes qui ont le droit d’aller à l’école.

Quelle serait la différence entre une association qui informe sur ses activités et une autre qui ne le fait pas ?

Ce qui importe c’est d’être transparent. Quand même, le fait d’informer donnera éventuellement des idées à autrui pour venir en aide à son prochain.

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