Katrina : un merci tout en jazz

Katrina : un merci tout en jazz

Les mélodies jazzys de New Orleans All Star Brass Band n’ont laissé aucun des spectateurs présents indifférents. À Rabat comme à Casablanca, ce groupe composé de huit musiciens est venu remercier -et de belle manière- le Maroc pour son soutien suite au passage dévastateur de l’ouragan Katrina. Au théâtre du centre culturel Moulay Rachid, à Casablanca, ces jazzmen avaient un message à passer : après Katrina, la Nouvelle-Orléans est toujours debout ! Malgré l’adversité, la ville mythique du jazz est en train de renaître de ses cendres et ce notamment grâce à cet élan de solidarité remarquable à l’échelle internationale. Le Royaume a été d’ailleurs parmi les premiers pays à soutenir les victimes de cette catastrophe naturelle.
Au début du mois de septembre dernier, et suite au désastre provoqué par l’ouragan Katrina dans le sud des Etats-Unis d’Amérique, le Roi Mohammed VI avait octroyé une assistance humanitaire d’urgence de 500.000 dollars comme contribution du Maroc aux efforts internationaux en faveur des populations gravement affectées par cette tragédie immense. C’est ainsi que New Orleans All Star Brass Band a chanté et enchanté un parterre de mélomanes de diverses nationalités. Sans aucun doute, le point d’orgue de ce concert aura été la célèbre chanson de Louis Armstrong, « Do you know what It means to miss New Orleans ». En tant qu’ambassadeurs culturels et victimes de l’ouragan, ces musiciens partageront leur expérience et viendront remercier les gouvernements et les citoyens qui les ont aidés et les aident encore à se reconstruire, que ce soit matériellement ou moralement, affirme-t-on auprès de l’ambassade des Etats-Unis à Rabat. Sur la scène, Corey Henry (trombone), Mervin Campbell (trompette), Kevin Ptarick Oday (caisse claire), Lionel Batiste (grosse caisse) et Eric Traub (saxophone) étaient particulièrement émus lorsqu’ils ont su que le Maroc célèbre, durant ces journées, son 50ième anniversaire de l’Indépendance.
Plus qu’un simple concert de jazz, cette visite a été également une occasion à ces musiciens de raconter les ravages causés par Katrina aussi bien à la ville qu’à ses habitants. Du passage de cet ouragan, Charles Leo Joseph (trombone) parle avec amertume. « Nous avons vraiment souffert, surtout les Noirs ! Et nous ne voulons pas baisser les bras ! », dit-il, les larmes aux yeux. Même son de cloche auprès de Jeffrey Hills (tuba) qui a perdu plusieurs membres de sa famille à cause de Katrina. Pour sa part, Rasheed Ali Akbar (clarinette) qui s’est converti à l’Islam depuis deux années, prend son mal en patience et souhaite une prompte reconstruction à sa ville. Après le Maroc, New Orleans All Star Brass Band se produira également au Sénégal, en Egypte, au Qatar et au Koweit.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *