Kenza Hokimi: «L’art-thérapie rend le patient acteur et constructeur d’une nouvelle réalité»

Kenza Hokimi: «L’art-thérapie rend le patient acteur et constructeur d’une nouvelle réalité»

Questions à Kenza Hokimi, coach maître praticienne en PNL, coach scolaire et coach familial

ALM : Quand peut-on parler de harcèlement scolaire à l’école ?

Kenza Hokimi : On parle d’intimidation ou de harcèlement scolaire quand un enfant ou un groupe d’enfants va systématiquement se moquer, dénigrer, agresser un autre enfant, parfois violemment, voire  le terroriser. En ce qui concerne le harcèlement physique, il y a bien évidemment l’usage de la force et de la violence sous toutes ses formes.

On peut aussi parler de harcèlement verbal comme dans le cas des moqueries ou des menaces, sans oublier la nouvelle forme du harcèlement scolaire, notamment le harcèlement relationnel. Dans ce cas, c’est la réputation de l’enfant qui est ciblée à travers des rumeurs, des vidéos ou des photos postées et partagées sur les réseaux sociaux

En quoi consiste la prise en charge des enfants harcelés ?

La thérapie intégrative vient à la rescousse des harcelés. La complémentarité de cette approche allie une qualité relationnelle et une écoute expérientielle approfondie dans l’aide apportée aux personnes. Il s’agit d’un accompagnement sur mesure pour apprendre aux jeunes à savoir mettre des limites et à dire Stop aux comportements déviants. Cette approche intégrative vient outiller le jeune et lui offrir une vision différente de sa souffrance qui le libèrera de son enfermement et lui ouvrira des perspectives nouvelles. L’art-thérapie est un moyen d’accompagner le jeune et de lui ouvrir le champ de l’expression des émotions, des difficultés, puis l’accompagne à la mise à distance. L’hypnose  peut pour sa part contribuer à accompagner le jeune et à traiter de nombreuses manifestations somatiques. Le thérapeute  aide le patient à développer ses capacités et à dépasser ses limitations. Grâce à l’approche narrative, chaque jeune peut apprendre à reconstruire son histoire. C’est là un moyen de permettre au jeune de retrouver de l’ordre et de la continuité dans le chaos.

Cela voudrait dire qu’il est toujours possible d’améliorer sa relation avec les autres et lui rendre confiance en soi ?

Oui, la thérapie peut se faire dans un groupe de parole. C’est un espace pour apprendre au jeune à être soi-même. C’est expérimenter la rencontre. La rencontre avec soi, mais aussi la rencontre avec les autres. Nous aidons l’enfant ou l’adolescent à se débarrasser de la posture de victime en puisant dans ses ressources. Le jeune est accompagné pour désamorcer la pression dont il a souffert.  Cette thérapie sur mesure rend le patient acteur et constructeur d’une nouvelle réalité. Il s’agira de répondre à cette maltraitance morale afin de  déconstruire et reconstruire, comme axe de thérapie.  Des possibilités personnelles émergent pour faire sortir le jeune du cercle vicieux de la souffrance tout en se donnant le droit de devenir autonome face à toutes difficultés. Le but est de modifier sa relation aux autres et de lui permettre de  se sortir des filets enchevêtrés  de la souffrance, tout en lui donnant les moyens  d’être autonome.

Propos recueillis par

Khaoula Benhaddou

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *