Khadija Benchouikh : «Il faut redynamiser les bibliothèques-classes»


ALM : Comment évaluez-vous l’enseignement de la langue française dans les écoles publiques marocaines ?
Khadija Benchouikh : Par rapport à nos exigences et attentes, nous constatons qu’il existe un problème dans l’enseignement de la langue et une non efficience dans la façon d’enseigner. C’est pourquoi un chantier est ouvert pour essayer d’éclaircir la problématique des langues et de l’enseignement dans notre système éducatif. Ceci en revoyant la formation des enseignants et en tenant compte du changement du statut de la langue. En effet, le statut du français est passé d’une langue d’enseignement qui permettait aux élèves de renforcer leurs acquis à celui d’une langue enseignée. Et là c’est un élément de taille qui permet d’agir et de se pencher sur le problème.

Certains enseignants recourent à la langue arabe dans les cours de français. Ne croyez-vous pas que cela aura des répercussions sur le niveau des élèves ?
Ce n’est pas en parlant en langue arabe que l’on peut faire acquérir une langue. C’est pourquoi, des réformes devraient être menées. Et justement, le projet «Itkane» vise à qualifier les enseignants dans ce cadre. Parallèlement, il va falloir bien gérer le temps consacré à la lecture pour chaque élève, étant donné que les classes sont surchargées.

Quel est le rôle que peuvent jouer les parents pour inciter leurs enfants à lire ?
Il va falloir que la lecture devienne une habitude dans la vie d’un écolier et des parents. Il faut redynamiser les bibliothèques et les bibliothèques-classes. C’est l’un des objectifs du programme de réforme. D’ailleurs, il n’y a pas mieux que la lecture pour apprendre une langue étrangère.

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