Khouira largue le polisario

Khouira largue le polisario

Le polisario et à travers lui le régime algérien viennent d’essuyer un autre revers cinglant. Sans user ni de l’intox ni de la propagande, le Maroc accueille régulièrement un nombre impressionnant de citoyens fuyant la misère polisarienne de Tindouf et d’ailleurs.
Pas plus tard que dimanche dernier, une citoyenne sahraouie, Khouira Bent Fakou, a regagné la mère patrie après 29 ans de séquestration. Ironie du sort, elle est arrivée à l’aéroport de Laâyoune, en provenance des Iles Canaries, à bord du même avion qui transportait le groupe d’activistes espagnols pro-polisario. Pour rappel, ces derniers avaient l’intention d’effectuer une visite de terrain à Laâyoune pour attiser le feu du séparatisme. Mais ils furent tout bonnement refoulés par les autorités marocaines, sous des acclamations et des slogans unionistes de dizaines de manifestants sahraouis.
Khouira Bent Fakou est aujourd’hui âgée de 49 ans. A l’âge de 20 ans, elle fut embobinée par la propagande séparatiste. Inconsciente, Khouira Bent Fakou quitte son mari et rejoint les camps de Tindouf où la misère et l’humiliation l’attendaient.
Mère de quatre enfants, elle décida en 2000 de quitter les camps, expliquant aux polisariens et aux militaires algériens que son état de santé lui imposait un suivi régulier en Espagne. Tout d’abord, elle réussit à obtenir un passeport mauritanien qui lui a permis d’atteindre Las Palmas sans grandes difficultés.
"Mon but principal était de quitter la misère des camps que tout le monde connaît et me débarrasser des pressions exercées quotidiennement sur les Sahraouis de Tindouf", a déclaré Khouira Bent Fakou lors d’un entretien accordé à ALM.
Et d’ajouter : "Mes enfants sont aujourd’hui des hommes, deux sont toujours dans les camps et les deux autres résident en Espagne".
Après une visite aux provinces du Sud, il y a quelques mois déjà, Khouira Bent Fakou a découvert que l’image que véhiculait la propagande séparatiste "n’avait absolument aucune relation avec la réalité sur le terrain". C’est cette agréable surprise qui la poussa à accélérer son retour au pays.
Native de Dakhla en 1956, Khouira Bent Fakou réside depuis son ralliement dans la ville de Boujdour à une centaine de kilomètres de Laâyoune. Mais pour elle, dès qu’elle a posé les pieds sur le sol marocain elle s’est sentie parmi les siens, au sein de sa famille.
Dès son arrivée, elle fut prise en charge par "l’association pour la levée de l’embargo contre les détenus des camps de Tindouf" dont le siège est à Boujdour.
Le président de cette association, Lahmidi Mahmoud, assure que son association "poursuivra ses efforts afin d’aider un maximum de Sahraouis à regagner la mère patrie".
Concernant la situation dans les camps de Tindouf, Khouira Bent Fakou a assuré que "les populations civiles séquestrées vivotent essentiellement grâce aux aides humanitaires acheminées, tant bien que mal, par certaines associations européennes".
C’est ainsi que la décision de Khouira Bent Fakou de regagner la mère patrie a constitué une réponse claire aux gesticulations des militants associatifs pro-polisario qui souhaitaient se rendre à Laâyoune dimanche dernier. Sous leurs yeux, le ralliement de Khouira Bent Fakou, une femme qui résidait en Espagne depuis plusieurs mois, est une preuve suffisante de l’attachement des Sahraouis à leur pays.
Un attachement solide que rien ne peut ébranler. Ces visites de terrain sont, en fait, un soutien indirect à une poignée de jeunes Sahraouis manipulés. A coup de millions de dollars, le régime algérien tente d’acheter la colère de jeunes chômeurs.
Certains résistent, ils sont majoritaires. Mais d’autres jeunes, souvent dans le besoin, succombent à la force des pétrodollars.
Voilà où va l’argent de l’or noir algérien. Dans une affaire créée de toutes pièces par un régime socialiste hégémonique et dépassé.

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