Kidnappée et violée durant 4 jours

Kidnappée et  violée durant 4 jours

Elle était retournée, depuis deux ou trois ans, à Marrakech, dont elle était originaire. Auparavant, elle vivait depuis une dizaine d’anné avec sa famille en Suisse. Pourquoi était-elle revenue au Maroc ? Elle n’a pas de réponse. Parce que ce sont ses parents qui ont pris la décision sans aucune autre explication. Certes, quand elle est arrivée dans sa ville natale, elle n’a pas pu s’intégrer facilement, elle a éprouvé de grandes difficultés pour se familiariser avec son entourage dans la ville ocre. Mais avec le soutien de ses parents, elle y est arrivée.
En regagnant leurs pays, ses parents ont préféré l’inscrire dans une école privée d’informatique. Ils n’avaient pas d’autre choix. Car elle avait poursuivi ses premières années de scolarisation dans des établissements suisses dont le programme est loin d’être compatible avec celui des établissements scolaires marocains. Depuis, elle a commencé à avoir des relations avec des amies et Camarades, à aller à l’école et à retourner chez elle sans que l’un de ses deux parents l’accompagne, à passer des moments à Jamaâ El Fna ou à visiter d’autres sites de l’une des plus belles villes du monde. Calme, tranquille, sans frivolité, cette fille de quinze ans est, le plus souvent, seule. Le soir du jeudi 9 décembre, alors qu’elle revenait de l’école située au quartier Massira 2, elle marchait tout en regardant devant elle, sans prêter attention aux jeunes qui la harcelaient tout au long de son chemin à destination de chez elle. Elle ne leur accordait même pas un regard et ne prêtait aucune attention à leurs paroles mielleuses. Tout à coup, elle s’est rendue compte qu’une voiture suivait ses pas.
Elle a gardé son calme et ses pas bien mesurés. Elle a continué son chemin à destination de chez elle, sans éprouver de crainte. D’un pas à l’autre, elle s’est aperçue que la voiture la suivait effectivement. Pourquoi ? Elle n’en savait rien. À ce moment, les battements de son coeur commencent à dépasser ses pas qui ont augmenté leur vitesse. Sans essayer de voir qui se trouvait à bord de la voiture, elle a continué à marcher à grands pas. Une fois dans une ruelle déserte, elle fut surprise de voir la voiture s’arrêter. Le conducteur aurait-il cessé de la poursuivre ? C’était son souhait. Mais, loin de là. Ce qui s’en est suivi confirme le contraire.
Quelques secondes après l’arrêt de la voiture, elle a été happée par deux mains, puis quatre, puis six qui s’emparèrent de son corps pour le saisir, et le jeter ensuite dans la voiture, qui a démarré à toutes vitesses. En larmes, elle les a suppliés de la relâcher. Mais en vain. Elle a tourné les yeux pour voir ses agresseurs. C’étaient quatre jeunes hommes, la vingtaine. L’un d’eux l’a giflée pour la faire taire. Un autre lui a asséné un coup de poing au point qu’elle a fini par pleurer en silence. Ils n’ont arrêté la voiture qu’une fois devant un immeuble situé au quartier Massira, un peu plus loin de Massira 2 où se situe son école. Ils l’ont menacée de la tuer si elle criait au secours. Voyant les couteaux autour de son corps, elle a choisi de se taire plutôt que de perdre la vie. Ils l’ont conduite à un appartement. Là, ils l’ont gardée quatre jours et nuits, à la violer, sans pitié, à tour de rôle.
Aucun d’entre eux n’a voulu entendre ses supplications. Ils n’entendaient que leurs instincts bestiaux avant de lui ouvrir la porte le quatrième jour pour sortir alors qu’elle était dans un état lamentable.
Une plainte déposée auprès de la sûreté de Marrakech et des investigations ont été lancées pour mettre le grappin sur les violeurs. Quelques jours plus tard, trois d’entre eux ont été épinglés et un seul, demeure en état de fuite. Les trois voyous qui sont des repris de justice pour vol avec violence à l’arme blanche et trafic de drogue ont été traduits devant la Cour d’appel de la ville ocre. Le quatrième mis en cause est activement recherché pour être mis hors d’état de nuire.

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