La bande de l’hôtel Lincoln arrêtée

Pendant la nuit du 19 décembre dernier, devant l’hôtel Lincoln à Casablanca, un vagabond, Mustapha R., 32, est agressé par une bande de malfaiteurs, qui squattaient l’hôtel, depuis plusieurs mois. Il a été évacué à l’hôpital dans un état critique.
Après cette tentative d’homicide, la police judiciaire de Casablanca-Anfa a ouvert une enquête approfondie dans l’affaire. La victime a été identifiée, qu’elle était, lui-même, recherchée par la police pour agressions à l’arme blanche et constitution de bande de malfaiteurs.
Après les investigations et les déclarations de la victime, la police judiciaire a procédé à l’arrestation des auteurs du crime, six malfrats, dont deux mineurs, qui occupaient le même hôtel. Il s’agit de Ahmed L. (alias Lamsandar), 21 ans, Said F. (alias chinoui), 20 ans, Hassan M. (alias Bahja), 21 ans, Noureddine E. (alias Azzi), 19 ans, Abdessadek B. (12 ans) et Abdellah I. (12 ans). Ils passent leur journée à errer, à snifer de la colle, à mendier et, vers le coucher du soleil, ils deviennent violents et agresseurs. Chaque soir, Mustapha R. les rejoint dans cet ancien établissement qui s’est transformé en un nid de malfrats en herbe. Il leur soutirait de l’argent et surtout abusait sexuellement des deux mineurs. Mais un soir, ils se sont révoltés contre lui. Ils l’ont descendu par terre en lui donnant plusieurs coups à l’arme blanche.
L’enquête menée par la police judiciaire d’Anfa, a permis aussi de dévoiler que les six membres de la bande ont à leur actif plusieurs actes de vols qualifiés dans les parages de l’hôtel, notamment des magasins de commerce à Derb Omar. En effet, ils ont percé le mur de l’hôtel pour cambrioler une maison et un magasin voisins.
Cette affaire de vols qualifiés a mis la police sur la piste des acolytes et des receleurs. Ainsi, deux complices, qui fréquentent de temps en temps le lieu en question, ont été mis hors état de nuire. En outre, deux marchands ambulants qui procédaient à l’achat du matériel volé ont été arrêtés. Finalement tous les membres de ce réseau ont été arrêtés. Hormis, les deux mineurs qui sont transférés au centre de Tit Mellil, les autres sont incarcérés à Oukacha. Ils seront déférés devant la cour d’appel pour agressions et associations de malfaiteurs.
Cet hôtel qui était un joyau architectural s’est transformé en un abri pour les vagabonds, des bandes d’enfants de la rue et de clochards. Un cocktail explosif à tout moment. S’il n’y a pas agression, à la nuit tombée, ils jettent des pierres et des sacs remplis de détritus sur les passants, en plus des menaces des voisins.

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