La Banque mondiale à Sidi Moumen

La Banque mondiale à Sidi Moumen

La frange ciblée parmi la jeunesse des quartiers populaires est âgée entre 15 et 24 ans. Le programme pilote qui englobe aussi bien l’alphabétisation que l’enseignement non formel et la formation professionnelle est initié par les comités (américain et marocain) de soutien au jumelage de Casablanca-Chicago.
D’après Boubker Mazoz, président fondateur du comité de soutien et coordonnateur de toutes les activités impliquant la société civile américaine, la proposition de ce programme vient de la Banque mondiale qui avait essayé, d’abord, avec d’autres intervenants avant de se tourner vers nous vers le mois de mars 2004». En l’espace donc d’un trimestre, le programme en question avance à pas de géants grâce aux efforts condensés des comités de jumelage de Casa-Chicago. Ils se sont penchés, avec le Conseil de la ville et les autorités locales, sur une étude approfondie sur les lieux de la faisabilité de ce programme.
L’enquête préliminaire a permis l’identification de trois localités répondant aux résultats de l’étude: Sidi Moumen, Bernoussi et Derb Soltane El-Fida. Immédiatement après, un comité de suivi (sorte de sous-commission issue du comité de jumelage) baptisé Alpha a été mis sur pied, réunissant des représentants d’ONG, des experts, des chercheurs universitaires, des sociologues, des représentants de l’OFPPT, ainsi que des représentants d’établissements bancaires, notamment la Banque populaire. Plus encore, la démarche ne s’arrête pas à l’élaboration du programme et au ciblage des jeunes bénéficiaires. « Nous n’allons pas nous contenter d’imposer n’importe comment un quelconque programme. L’enquête continue dans son volet de spécification. Il faut que ce programme réponde à des besoins spécifiques. Si ces jeunes apprennent à lire et à écrire que vont-ils faire après l’obtention d’un certificat de leur aptitude ? C’est la raison pour laquelle, l’alphabétisation est indéniablement liée à la formation professionnelle. Et à la fin du parcours, nous envisageons d’aider ces jeunes à s’insérer effectivement dans la vie active. D’ailleurs c’est pour cette raison que la Banque populaire est impliquée dans ce projet, car il peut y avoir un recours aux micro-crédits en faveur des compétences qui émergeront grâce à ce programme », explique M.Mazoz. C’est dans le même contexte que, lors de la réunion de travail tenue samedi à Casablanca, que les initiateurs du projet ont amorcé l’analyse et l’étude des résultats de l’étude sociologique de la population concernée dans le but de définir la stratégie et les moyens pour mener à bien ce programme, qui est à l’étude depuis plusieurs mois. Une réunion à laquelle ont pris part des élus, des représentants du ministère de l’Education nationale, de l’Office de la formation professionnelle et d’autres organismes et ONG concernés, en plus de Aziz Dades, gouverneur de Derb Soltane-Al Fida, et les membres des comités de jumelage, dont les représentantes de la commission de l’alphabétisation de Chicago, Mmes Dana Rice et Judy Klikum.
Pour M.Mazoz, le jumelage ne se résume pas aux dîners, aux voyages et autres parades cérémonieuses, « Le jumelage, c’est le développement de la ville, la coopération, les échanges de toutes natures, notamment sur le plan civilisationnel et culturel. C’est aussi oeuvrer pour le bien-être des habitants de la ville tout en faisant connaître les potentialités de cette dernière », confie le président fondateur du comité de jumelage.
Le comité de jumelage Casablanca-Chicago avait été crée en novembre dernier. Il regroupe plusieurs personnalités de divers secteurs d’activités. Il a, notamment, pour objectif de promouvoir, à travers diverses actions, les échanges et la coopération entre les deux villes jumelées, un comité similaire étant mis en place dans la capitale de l’Illinois.

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