La Caravane de la proximité (1)

La Caravane de la proximité (1)

A une cinquantaine de kilomètres de Marrakech, Taouma est un petit village situé en pleine zone montagneuse. En ce début d’après-midi de lundi dernier, l’arrivée en fanfare de jeunes filles fait régner une atmosphère de convivialité à Dar Taliba.
Nichée dans cette région montagneuse, Dar Taliba, un projet réalisé par la Fondation Mohammed V pour la solidarité, accueille 80 jeunes filles, entre collégiennes et lycéennes. L’écho de leurs éclats de rire informe les habitants que l’école a rouvert ses portes et que les vacances ont pris fin. 
«Dar Taliba est un peu leur deuxième foyer! Vivre ici leur permet de poursuivre leurs études jusqu’au lycée, mais aussi de se concentrer sur leurs cours», raconte une jeune femme qui veille au quotidien sur cette réalisation. Mais ces étudiantes ont encore du chemin à faire.
Pour le lycée, il faut compter une petite demi-heure de marche. « À Dar Taliba, nos parents sont au moins sûrs que nous sommes entre de bonnes mains. Pour moi, ce projet est une chance, d’autant plus que je tiens vraiment à mes études pour pouvoir devenir une citoyenne active dans la société!», lance une lycéenne apparemment habituée à parcourir cette distance sans aucune difficulté. La visite de Dar Taliba de Taouma est la deuxième étape de la Caravane 2005 de la Fondation Mohammed V  pour la solidarité. Lors de la première étape, c’était aussi une visite à Dar Talib en plein centre-ville de Marrakech.
Une grande bâtisse accueillant jusqu’à 200 étudiants originaires des régions du Sud du Maroc, gérée par l’Association Le Grand Atlas et par les bénéficiaires eux-mêmes. C’est ainsi qu’après Taouma, la Caravane de la Fondation se dirige vers Tnin Ourika. Sur une route sinueuse, la Caravane traverse un beau et sublime paysage, offrant ainsi l’occasion aux différents participants représentant les diverses associations bénéficiant du soutien et de l’aide de la Fondation de découvrir les problèmes et les ambitions de certains villages du Maroc profond. Ressemblant à une ruche d’abeilles, Tnin Ourika grouille de gens qui font leurs courses hebdomadaires. A Tnin Ourika, et comme son nom l’indique d’ailleurs, les habitants tiennent leurs marchés chaque lundi. Dans ce village aussi, la Fondation a pensé aux gens et à leurs besoins: une crèche en plus d’un Centre de formation professionnelle pour les jeunes filles.
Proposant ses services à titre gratuit, cette crèche accueille près de 120 enfants, et ce du mardi au samedi. Respect des particularités de la région oblige. Il y a également une salle réservée à des cours d’alphabétisation pour les femmes de Tnin Ourika.
« Les femmes sont de plus en plus motivées. Elles laissent leurs enfants à la crèche et viennent apprendre les lettres et les chiffres. C’est une manière de faire d’une pierre deux coups ! », précise un membre de la Fondation accompagnant la caravane. Ces visites sur le terrain servent en fait à entrer en contact avec les habitants de ces régions désenclavées et à connaître leurs nouveaux besoins.

Atika Haimoud
DNES à Marrakech

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