La CDT perd l’agriculture

Les assises du Congrès extraordinaire du Syndicat national de l’Agriculture se sont déroulées les 17 et 18 janvier à Casablanca. Cette réunion s’est tenue dans l’optique de la création d’une nouvelle centrale syndicale qui, selon ses promoteurs, devrait constituer une alternative à la Confédération démocratique du travail (CDT). A l’issue de cet événement, les participants ont décidé de mettre fin à toute appartenance à la Confédération de Noubir Amaoui, afin de baliser le terrain à la constitution d’une nouvelle centrale syndicale.
La nouvelle dénomination adoptée pour cet organe serait celle du Syndicat démocratique de l’Agriculture. La déclaration finale issue de ce congrès fait part de la mise en place de nouveaux statuts.
Dans ce cadre, les participants ont élu une commission administrative composée de 85 membres, lesquels ont choisi à leur tour les 15 dirigeants constituant le Bureau national. L’ancien secrétaire général du SNA, Abdessalem Khairate, a été reconduit à son poste. Ce dernier avait présenté, à l’ouverture de ces assises, un rapport moral insistant sur la spécificité de la conjoncture actuelle et la nécessité d’édifier une nouvelle forme de syndicalisme qui devrait être inspiré des valeurs de modernité et de démocratie, et bannir toute forme de despotisme et d’abus de pouvoir. Bien entendu, pour ce syndicat et l’ensemble des secteurs ayant décidé de rompre leurs liens avec la CDT, le congrès extraordinaire précité s’inscrit dans l’optique d’une stratégie globale qui doit se poursuivre, dans une première étape, jusqu’au mois de mars. C’est durant ce mois que le congrès de la nouvelle centrale se doit tenir. A la lumière de cette stratégie, l’on s’attend, selon des sources fiables, à la tenue de nombreux «événements» sous forme de congrès extraordinaires sectoriels ou de conseils nationaux.
Dans ce cadre, nous apprenons que le Conseil national des collectivités locales se tiendra le 25 janvier courant. Ensuite, c’est autour d’autres syndicats sectoriels de réunir leurs instances dirigeantes.
D’autres fédérations sont en phase d’attente comme celle du secteur de la Météorologie, qui dépendait à un moment donné de l’Equipement avant de passer au ministère de l’Eau. Dans le même ordre, l’on peut évoquer les cas des structures syndicales de l’Equipement, de l’Artisanat, de la Formation professionnelle, des Banques et de l’Habitat. Cela dit, nos sources affirment que, contrairement à ce qui a été annoncé dans certains organes de presse, «toute discussion concernant les personnes devant présider la nouvelle organisation syndicale serait encore prématurée». Car, le débat actuel porte essentiellement sur la manière de réglementer la rotation des personnes devant accéder à la tête de ce nouveau syndicat et aux mesures susceptibles de garantir l’autonomie des syndicats nationaux composant cette nouvelle centrale. Jusqu’à présent, la tendance majoritaire serait en faveur de la mise en place d’un poste de coordinateur à la place de celui de secrétaire général, en vigueur à la CDT.

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