La cheville ouvrière de la Fondation de l’étudiant

La cheville ouvrière de la Fondation de l’étudiant

Cinq ans après sa création, le bilan de la Fondation de l’étudiant qui sera célébré ce jeudi 15 février 207 est plutôt encourageant. A l’origine de cette initiative, Mohcine  Berrada, connu dans le monde de l’édition et de la formation. «Nous sommes partis d’un concept : essayer de fédérer les efforts de tous les acteurs de la société en vue de permettre aux jeunes bacheliers issus des orphelinats de pouvoir poursuivre leurs études ». En cinq ans, 125 bacheliers issus de maisons de bienfaisance ou d’orphelinats ont pu ainsi poursuivre leurs études grâce à la Fondation. Dix-neuf d’entre eux ont fini leurs cursus. Treize parmi eux occupent actuellement des postes de responsabilité dans les entreprises de la place et les autres sont en phase de recherche d’emploi. «Les étudiants sont en général accompagnés à travers un système de parrainage par un cadre dirigeant. Ce parrainage consiste en un «contrat moral»», s’empresse de préciser M. Berrada. «Faute de moyens, nous ne pouvons accueillir que 30 boursiers». Dérisoire quand on sait que cette année, c’est une liste de 436 élèves dont 20% ayant décroché le Bac avec la mention «bien », qui est parvenue à la Fondation.
La sélection se fait pratiquement au ciseau, par ordre de mérite. Chaque étudiant reçoit une bourse de 700 dirhams par mois. La moitié de ce montant, soit 350 dirhams, est absorbée par le loyer. Déduction faite des différents frais, il ne reste à l’étudiant en moyenne que  11,4 dirhams par jour. Avec un budget de 800.000 dirhams pour l’année en cours, «le tiers de celui avec lequel nous devrons tourner», l’on peut dire que l’amélioration de la situation de ces jeunes n’est pas pour demain.
Les partenariats forts noués avec le ministère du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, le conseil de la ville de Casablanca ou encore avec l’Entraide nationale représentent un ballon d’oxygène pour la fondation. Les besoins sont immenses quand on sait que 50.000 pensionnaires des orphelinats sont scolarisés. «Nous devons faire quelque chose pour tous ces jeunes», explique M. Berrada pour lequel, évoquer une telle problématique ne doit pas être synonyme de «misérabilisme». «Il y a un problème, nous essayons avec nos différents partenaires de lui trouver des solutions concrètes».
Un pari audacieux en 2001, mais qui est devenu, au fil du temps, une réalité. «Nous n’avons plus le droit de laisser tomber maintenant», s’exclame M. Berrada qui en appelle à une démarche citoyenne. A noter que chaque année, plusieurs dizaines de « bourses pédagogiques » octroyées par les écoles privées ne sont pas pourvues faute de pouvoir financer le logement et la prise en charge d’un nombre supérieur d’étudiants. 

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