La clavelée ovine est bien maîtrisée

Les craintes des éleveurs ovins et des consommateurs quant la propagation de la clavelée ovine viennent d’être apaisé par le ministère de l’Agriculture, du développement rural et des eaux et forêts. Selon un communiqué du ministère, la récente apparition d’une vingtaine de foyers de la clavelée ovine dans quelques provinces du Royaume a été suivie avec beaucoup de vigilance. La situation sanitaire demeure, à cet effet, bien maîtrisée et le cheptel demeure soumis à un suivi très rapproché sur l’ensemble du territoire national.
L’appréhension des éleveurs est très grande à l’approche de l’Aïd Al Adha qui connaît un trafic important du cheptel ovin d’une région à l’autre. Ce qui augmente les risques de la multiplication des sujets contaminés. Le ministère prévient que des interventions ciblées, consistant en des vaccinations autour des foyers déclarés, ont été entreprises dans les localités atteintes (provinces d’El Klâa Sraghna, Marrakech, Safi, Settat et Béni Mellal). Ces interventions seront généralisées à l’ensemble du territoire national après la fête du sacrifice.
Selon certains observateurs, l’apparition de ces foyers de clavelée ovine est due essentiellement à la sécheresse que connaît le Maroc depuis quelques années. Les déplacements non contrôlés du cheptel d’une zone à une autre facilite la contagion. Au Maroc, cette maladie connue sous le nom de « Jedri » a déjà été détectée à plusieurs occasions.
D’ailleurs, les premiers programmes de contrôle ont été mis en place déjà dans les années soixante-dix. Le nombre d’animaux atteints se chiffrait à l’époque à plus de 50.000 par an. La lutte reposait sur la vaccination des ovins à hauteur de 30 à 40 % du cheptel, est-il précisé. Cette couverture sanitaire, explique le ministère, a été améliorée à 60 % durant les années quatre-vingt et a été renforcée à compter de 1993 où elle a atteint plus de 80 % des effectifs d’ovins en âge de vaccination.
Ceci s’est traduit par une baisse sensible du nombre d’animaux atteints (aucun foyer en 1988, 5 foyers en 1992, 2 foyers en 2000), qui se chiffraient auparavant à des milliers par an. Cette régression des foyers de la clavelée ovine a poussé les responsables du ministère de l’Agriculture à éviter la vaccination généralisée de tout le cheptel, la jugeant disproportionnée par rapport au nombre de foyers déclarés et des sujets atteints.

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