La communauté internationale confirme la reprise de l’aide à Nouakchott

La communauté internationale confirme la reprise de l’aide à Nouakchott

La communauté internationale a confirmé sa volonté de reprendre l’aide au développement et la coopération à la Mauritanie, lui promettant près de 3,2 milliards de dollars sur trois ans, a annoncé le Premier ministre mauritanien mardi à Bruxelles. Les promesses de dons rassemblées lors d’une table ronde à laquelle ont participé l’Union européenne, la Banque mondiale, l’ONU et plusieurs grands pays d’Afrique du Nord comme le Maroc, la Tunisie ou la Libye «ont été au-delà de toutes nos espérances», s’est réjoui Ould Mohamed Laghdaf lors d’un point presse. «Nous avons obtenu près de 3,2 milliards de dollars (2,5 milliards d’euros) alors que nous en espérions 2,8», a-t-il précisé. Selon une source diplomatique, le total des promesses exprimées lors de la table ronde s’élève à 3,112 milliards de dollars. La capacité d’absorption de ces sommes par le pays «ne posera aucun problème», a-t-il assuré. L’UE a confirmé fin janvier la reprise de la coopération au développement avec la Mauritanie, gelée à la suite du coup d’Etat mené en août 2008 par Mohamed Ould Abdel Aziz. L’UE avait graduellement repris ses interventions en Mauritanie, après la mise en application des accords de sortie de crise qui ont conduit à l’organisation d’une élection présidentielle, remportée en juillet 2009 par Mohamed Ould Abdel Aziz. Le niveau de participation à cette table ronde montre que «votre pays a désormais pleinement réintégré la scène internationale», a relevé à l’issue de la réunion le commissaire au développement Andris Piebalgs. Quant au Premier ministre Ould Mohamed Laghdaf, il a tenu à assurer «tous nos partenaires de nos engagements en matière de bonne gouvernance», promettant de mettre en place un «comité de suivi pour accompagner la mise en place des engagements financiers» de la communauté internationale. Interrogé sur l’opportunité d’organiser en Mauritanie une table ronde entre l’opposition et le gouvernement, le Premier ministre a estimé que «les débats se font à l’Assemblée».La Mauritanie «aspire fortement à devenir un État de droit», a-t-il assuré, promettant également de maintenir un «climat politique apaisé» et de mener «une lutte ouverte contre la corruption». Se disant ravi de ces engagements, M. Piebalgs a estimé qu’il était «désormais important que cette stratégie soit mise en œuvre».  L’UE a prévu de dépenser d’ici fin 2013 quelque 156 millions d’euros au titre du fonds européen de développement. L’UE soutient des projets d’infrastructures tels que la construction d’une route destinée à mettre un terme à l’isolement des régions du sud, ou l’enlèvement des épaves dans la baie de Nouadhibou, ainsi que des programmes de soutien à la décentralisation et à la modernisation de l’administration. La Mauritanie a également d’importants liens économiques avec l’UE dans le domaine de la pêche. L’UE a conclu en 2006 avec la Mauritanie son plus important accord de partenariat en matière de pêche. Il prévoit d’ici à 2012 quelque 305 millions d’euros pour aider les pêcheurs mauritaniens à développer des méthodes de pêche durable, en échange de droits de pêche pour les pêcheurs européens.

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