La conférence d’Alger a défini l’intégration économique du Maghreb (Rato)

M. Rato s’exprimait lors d’une conférence de presse à l’issue d’une rencontre sur les relations économiques entre ces trois pays du Maghreb, lundi et mardi à Alger.
Il a été également décidé d’associer la Libye et la Mauritanie, les deux autres pays de l’Union du Maghreb arabe (UMA) aux prochaines conférences et de mettre en place un Observatoire du commerce extérieur maghrébin présidé par un représentant du secteur privé, a ajouté M. Rato. La conférence d’Alger a décidé l’harmonisation des réglementations régissant les échanges commerciaux maghrébins, la poursuite des réformes dans les domaines des tarifs douaniers et du secteur financier, les procédures de traitement des documents, les systèmes de paiement et la chaîne logistique, notamment les transports et les investissements communs, a expliqué le directeur du FMI. M. Rato a précisé qu’un comité technique préparera, dans un premier temps, un rapport sur l’harmonisation des réglementations liées à la mise en oeuvre des accords de libre-échange, comme les procédures et les règles d’origine, ainsi que les restrictions non-tarifaires et le traitement préférentiel des produits maghrébins. Ce rapport sera examiné en avril 2006 à l’occasion des réunions de printemps du FMI et de la BM en vue de parvenir à un accord sur des mesures spécifiques, a-t-il dit.
Ce rapport sera établi lors de deux réunions des experts des trois pays qui se tiendront en janvier et en mars prochains à Alger et à Tunis. Une conférence régionale, en novembre 2006 au Maroc, examinera les systèmes de paiement et les réformes des tarifs douaniers et des douanes en général. Elle abordera la question des réformes et l’intégration du secteur financier. Une autre sera organisée en 2007 en Tunisie pour discuter du développement du secteur privé, a-t-il indiqué.
Cette intégration permettra de "donner naissance à un marché régional de plus de 75 millions de consommateurs, créer des possibilités d’échanges bénéfiques pour les trois pays du fait de la complémentarité de leurs structures économiques et rendre la région plus attrayante pour les investissements étrangers", a-t-il affirmé. M. Rato a également plaidé pour "la réouverture de la frontière entre l’Algérie et le Maroc", fermée depuis 1994, estimant qu’elle "contribuerait fortement à stimuler les échanges commerciaux entre les deux pays et dans la région".

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