La couverture médicale à l’ordre du jour

L’Institut Multidisciplinaire d’Etu-des et de Recherches (IMER), a organisé samedi dernier à Casablanca, une conférence débat sous le thème « la couverture médicale au Maroc».
Lors de cette manifestation, les interventions sont focalisées sur les différents axes de ce projet, en instance depuis dix ans, notamment le volet financier.
Le projet, qui cherche à initier un système, qui se veut efficient, non budgétivore et pouvant assurer durablement son équilibre financier, suscite de nombreuses questions. Les-quelles s’articulent, entre autres, autour des prestations que le régime va servir, le pourcentage des dépenses qui sera couvert, la détermination des prix des prestations offertes, les ressources qui seront affectées au financement du régime, les organismes gestionnaires chargés de prélever les cotisations et de servir les prestations, la réalisation d’un équilibre financier durable, l’option proposée par la CNSS, CNOPS et le rôle des assurances privées. Dans ce cadre, le conseiller du Premier ministre, chargé du projet de la couverture médicale, Driss Guerraoui a affirmé que la réussite du code de la couverture médicale et sanitaire nécessite la contribution de tous les acteurs économiques, politiques et sociaux professionnels du pays. Et de préciser que ce projet, qui constitue une véritable avancée pour résoudre le problème du financement des soins de santé dont souffre près de 85 % des Marocains, apportera une solution à la crise que vivent les différentes composantes du système de la santé nationale.
Notre pays, a-t-il ajouté, dispose réellement aujourd’hui d’un projet éminemment national qui permettra aux citoyens l’accès aux soins de la santé.
M. Guerraoui a indiqué également dans ce sens que le code de la couverture médicale qui sera soumis prochainement au Parlement est un texte qui retracera les grandes orientations de ce que sera notre système national de la protection médicale. Et d’ajouter que ce système sera basé sur un consensus national qui prendra en considération les préoccupations des citoyens, des professionnels de la santé, des chefs d’entreprises. Intervenant lors de cette conférence-débat, Ahmed Azirar, membre de l’IMER, a, pour sa part, dressé l’état des lieux de la couverture sanitaire actuelle au Maroc qu’il qualifie de marginale. Il a souligné que seulement 15 % de la population sont couverts médicalement, 60 % de la consommation médicale est la charge des ménages et le monde rural est totalement exclu de ce système. En matière de financement, M. Azirar a indiqué que l’Etat n’en finance que 22 % et les mutuelles et les compagnies d’assurance 18 %.
Il est à signaler que l’IMER, qui a organisé cette manifestation, est une association à but non lucratif qui vise à encourager, promouvoir et mener des activités d’étude, de recherche et de publication dans les domaines de la connaissance et de l’action et en particulier les domaines économiques, social, juridique, olitique, culturel, médical, technologique et environnemental.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *