La couverture médicale généralisée

Les commissions gouvernementales et législatives doivent se pencher sur plusieurs dizaines de décrets d’application, indispensables pour la mise sur les rails de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO). Par ailleurs, il faudra proposer des scénarios sur les 5, 10 et 20 prochaines années afin que toute la population marocaine puisse bénéficier de cette couverture, condition minimale et vitale pour le développement de chaque nation.
Pour les citoyens qualifiés ou taxés par les spécialistes de l’économie de la santé au Maroc, économiquement faibles, donc exclus de l’assurance maladie obligatoire, quelle formule, faut-il alors adopter ? Les communes, desquelles relèvent ces habitants, se verront-elles par la grâce de la promulgation d’une loi, dans l’obligation de créer «un fonds communal pour la prise en charge de leurs électeurs» ? Dans ce cas de figure qui relève aujourd’hui de la science fiction, toutes les communes, surtout rurales, disposent-elles de fonds nécessaires pour endosser cette responsabilité ?
Une industrie pharmaceutique citoyenne ? C’est bien d’offrir généreusement et gratuitement des milliers de boîtes de médicaments, mais le plus opportun et qui constituera un investissement à long terme, c’est d’agir sur le changement des connaissances, des attitudes et des pratiques des gens par des programmes d’information et d’éducation sanitaire éthiques, faits en concertation avec le ministère de tutelle ou avec des organisations non gouvernementales. Imaginons et rêvons tous ensemble qu’avec la généralisation de la couverture médicale généralisée, la consommation des médicaments ne pourra aller qu’en augmentant. L’industrie ne pourra que réaliser des bénéfices des plus mérités.
Des millions de boîtes pourront ainsi être vendus chaque année. Si on réservait un centime par chaque boîte de médicament vendue à des programmes d’éducation sanitaire, cela constituera un budget conséquent pour la prévention de maladies à haut risque pour la santé. Avec l’Assurance Médicale Obligatoire (AMO), l’état doit disposer d’outils et de mécanises pour maîtriser les dépenses de soins. Un des outils pourrait être, la publication officielle d’une nomenclature des actes médicaux, biologiques, chirurgicaux et radiologiques, etc.., définissant avec la plus grande rigueur le prix de telle ou telle prestation médicale, chirurgicale ou radiologique…. Cette liste doit être à la disponibilité de tout patient. Par ailleurs, il fera réfléchir à un système équivalent à la brigade de la lutte contre la fraude en ce qui concerne les produits de grande consommation, applicable aux secteurs de la santé, aussi bien libéral que public.
La préservation de la santé doit être un souci quotidien et par conséquent l’acte médical pourrait être éventuellement assimilé à un acte de grande consommation, c’est un voeu pieux pour une société comme la nôtre, mais il ne faut jamais désespérer.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *