La décharge publique, un calvaire pour Agadir

Depuis déjà belle lurette, la décharge publique d’Agadir constitue un véritable calvaire pour la ville, pour son environnement, son image de marque en tant que site touristique d’accueil et surtout pour la population limitrophe, notamment des quartiers de Dakhla, Almassira, Alqods, Alhouda, Hay Salam, la cité universitaire….En effet, ce dépotoir lugubre, situé à quelques kilomètres de la Faculté des sciences, dégagent des odeurs nauséabondes qui agressent l’odorat des habitants, dans les environs de l’université Ibn Zohr. Ce dépotoir représente une honte pour tous les décideurs locaux, particulièrement, ceux de la communauté urbaine d’Agadir, maître d’ouvrage de son aménagement et sa réhabilitation, depuis presque deux décennies.
Force est de constater que la situation n’a fait qu’empirer, malgré les milliards de centimes qui ont été déferlés sur cette opération tournée au vinaigre. Un vrai gâchis qui dévoile la médiocrité de toute une démarche entachée d’incompétence et de complot. On a beau tenter de semer les promesses, notamment lors des campagnes électorales, mais la réalité est là, amère et révoltante. Une mascararade tissée de toutes pièces. Les prétentions électoralistes ont été pour beaucoup dans ce désastre dont souffrent directement les citoyens des quartiers avoisinants jetés dans la puanteur et l’ordure. Pis encore, à cause de l’affreuse déchéanche des responsables, une chaîne d’habitations parasitaires s’est proliférée autour de la décharge en question, incitant ainsi à la contagion de la promiscuité et l’insalubrité, sous toutes ses formes.
Tout un commerce « florissant » s’est développé donc le long du lieu où se propagent les bidonvilles qui se comptent désormais par milliers, en connivence avec tous ceux qui en tirent profit. Chaque « commerçant » devra évoluer exclusivement dans son secteur et partager sa part du butin avec ses propres protégés qui, en contre partie, ferment les yeux.
Voilà ce à quoi mène la démission totale des responsables qui continuent à vanter la terre promise, sans se soucier des affres de toute une cité. Une cité ayant une histoire et qui constitue la capitale touristique du pays. Et dire qu’on brandit le fanion d’une ville considérée comme un joyau du tourisme national, au moment où les différentes parties oeuvrent à ce que le Maroc accueille à l’horizon 2010, 10 millions de touristes dans un contexte où la concurrence est rude ! Certes, il y a du côté de la baie tous les charmes naturels saisissants. Mais, à l’opposé, c’est une autre histoire bien désolante.

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