La dernière ligne avant les élections

Les députés tiennent, aujourd’hui, une séance plénière au Parlement . L’ordre du jour de cette séance sera consacré à l’adoption de quatre projets de loi. Il s’agit des textes portant sur les associations, l’état civil, les listes électorales et la loi organique concernant la Chambre des Conseillers. Tous ces projets ont été discutés et adoptés au niveau des Commissions du Parlement. Lors de la réunion portant sur les listes, tenue avant-hier, une coordination de fait a été observée entre le PJD ( Parti de la justice et du développement ) et l’OADP ( Organisation de l’action démocratique populaire), particulièrement au moment de la présentation des amendements touchants aux articles 1 –2 –4 et 6.
L’OADP avait demandé, à cet effet, l’annulation pure et simple des listes en vigueur. Une mesure, qui pourrait engendrer le report des prochaines élections, selon les députés de la majorité et les représentants de l’Intérieur, ce qui les a incité à réagir dans le sens du rejet de ladite proposition; et ce, surtout que les pouvoirs publics sont tenus d’organiser les élections dans les délais annoncés par SM le Roi. Finalement, la majorité des membres de la Commission a adopté le point de vue préconisant la mise à jour des listes.
Dans ce sens, le ministre de l’intérieur, Driss Jettou, avait annoncé au début des travaux des commissions de cette session extraordinaire, que le réajustement des listes toucherait environ 20% d’électeurs. En ce qui concerne la polémique autour de ce que l’on qualifie de « parachutage électoral», des explications ont été données mettant l’accent sur la nécessité de la vigilance dans les villes. Car, au niveau de la campagne, les gens se connaissent entre eux et il est difficile de concevoir « le parachutage » dans leur milieu.
Ce qui n’est pas le cas pour les villes où l’anonymat prime dans les rapports entre les citoyens. D’un autre côté, la loi organique relative à la Chambre des conseillers a été votée à l’unanimité.
Ceci dit, il est statutairement demandé au gouvernement de rendre public un décret annonçant la fin de la session extraordinaire, d’une part, et d’entamer la démarche nécessaire demandant à la chambre des représentants d’accorder la priorité aux textes non encore adoptés.

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