La dialyse et ses problèmes

La dialyse nettoie le sang en le faisant circuler à travers ce qu’on appelle un « rein artificiel » ou en le filtrant à l’intérieur de l’abdomen. Ce traitement permet de retirer les déchets et l’excès d’eau, travail normalement effectué par des reins sains.
La dialyse peut n’être qu’une mesure temporaire. Mais si la fonction rénale est interrompue de façon permanente, insuffisance rénale terminale, le patient est appelé à continuer à utiliser la dialyse à moins de recevoir une transplantation rénale.
Selon les spécialistes, il existe deux types de dialyse, à savoir l’hémodialyse et la dialyse péritonéale. Cette dernière fonctionne selon les mêmes principes que la première avec la différence que le sang est épuré à l’intérieur de l’organisme plutôt qu’à l’aide d’un appareil.
En dialyse péritonéale, il y a deux types. Il s’agit de la dialyse péritonéale continue (DPC) et la dialyse péritonéale intermittente (DPI). Le traitement de dialyse péritonéale continue (DPC) peut s’effectuer à la maison, ce qui offre plus de liberté et de flexibilité. En DPC, la cavité péritonéale contient environ 2 litres de liquide de dialyse en tout temps de telle sorte que le sang du patient est purifié constamment. Le liquide est changé régulièrement au cours de la journée. Le traitement de dialyse péritonéale intermittente (DPI) est ordinairement fait à l’hôpital. La plupart des gens ont besoin de 36-44 heures de DPI par semaine. En DPI, le liquide est laissé dans la cavité péritonéale pendant un court moment et il est ensuite drainé. Un cycle complet est appelé « échange ». Cet échange dure environ une heure. Le patient doit planifier sa semaine autour de l’horaire de dialyse péritonéale comme il doit prendre des médicaments et suivre soigneusement un régime. Au Maroc, il y a environ 1500 nouveaux cas par an et presque 80 centres d’hémodialyse, dont une dizaine dans la région de Rabat-Salé et une vingtaine dans la région de Casablanca. La séance coûte 850 dirhams. Le patient est appelé à effectuer normalement trois séances par semaine. Du côté du public, l’intervention de certaines associations de la société civile réduit le coût de la séance. Les bienfaiteurs contribuent avec pas moins de 25 %, l’Etat met à leur disposition le personnel et le matériel. Toutefois en raison du problème d’espace, du nombre de patients et de la nature de la maladie, qui est chronique, ces efforts apparaissent comme une goutte dans un océan. Au secteur privé, la question de la couverture médicale constitue un handicap et pour le patient et pour le médecin. Le Docteur Abdelaziz Jabrane, spécialiste en la matière souligne que le patient doit effectuer trois séances par semaine.
Chaque séance coûte 850 dirhams. Mais, en l’absence de la couverture médicale certains patients ne sont en mesure d’effectuer que deux séances par semaine. Choses qui aura des répercussions négatives sur leur santé, ajoute-t-il. S’il y avait une couverture médicale, le problème ne se poserait ni en privé ni en public, estime-t-il.
Le problème de l’absence de couverture médicale alourdit le budget des ménages modestes dont un membre souffre de cette maladie chronique. Saïd Idamia, 68 ans, résidant à Hay Moulay Larbi Alaoui, rue 72, N° 85 à Casablanca, sans aucune couverture médicale, débourse pas moins de 1300 dirhams par semaine uniquement pour deux séances de dialyse. « Je souffre beaucoup de cette maladie et mes enfants souffrent encore plus que moi. Ce sont eux qui me paient chaque semaine les 1300 dirhams pour les deux séances en plus des autres médicaments. S’ils n’arrivent pas un jour à trouver la somme en question, je vais mourir », lance-t-il.

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