La gouvernance politique mondiale en débat à Marrakech

La gouvernance politique mondiale en débat à Marrakech

La troisième édition de la World Policy Conference (WPC) se tiendra du 15 au 17 octobre prochain à Marrakech, pour la deuxième fois consécutive. 150 participants de haut niveau représentant 50 pays prendront part à cette nouvelle édition. Ainsi, la WPC donne rendez-vous, à nouveau, avec un débat passionnant sur le même thème de l’année précédente, à savoir la gouvernance mondiale. Pour la troisième fois consécutive, l’Office chérifien des phosphates (OCP) s’est associé à la WPC. «La gouvernance mondiale ne doit pas être abandonnée aux seuls Etats. Nous parlons de gouvernance plutôt que de gouvernement afin de traduire la nécessité d’établir des systèmes de coordination flexibles dans un contexte où les structures purement hiérarchiques semblent inadaptées pour faire face aux défis mondiaux», a indiqué Thierry de Montbrial, directeur général de l’Institut français des relations internationales (IFRI) et fondateur de WPC, lors d’une conférence de presse de présentation de la WPC 2010, tenue lundi 20 septembre à Casablanca. La conférence trouve ainsi sa motivation, selon ses organisateurs, dans la volonté de donner la parole à d’autres acteurs comme les pays émergents, les experts et autres compétences afin qu’ils participent à la mise en œuvre de solutions aux problèmes contemporains qui marquent la société internationale. Les travaux de la troisième édition de la WPC auront lieu dans le cadre de deux jours de sessions plénières et de débats. Parmi les invités attendus pour l’édition de cette année, figure Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne et Fu Ying, vice-ministre chinoise des Affaires étrangères. Des personnalités politiques, des chefs de grandes entreprises, des responsables d’organisations internationales et d’éminents experts et chercheurs participeront également à cette édition. La WPC 2010 devra aborder cinq grandes thématiques se rapportant à la gouvernance mondiale, à savoir «Population, climat, santé : quelle gouvernance mondiale?», «Gouvernance monétaire et financière mondiale», «Gouvernance du cyberespace», «G20 et son avenir» et «Puissances émergentes et gouvernance mondiale». A ces thématiques, s’ajoutera une session consacrée à la «Gouvernance dans l’actualité». «A l’heure actuelle, le monde vit une interdépendance sans précédent. On assiste à un phénomène d’accélération de l’histoire. Le problème est que ce changement qui s’opère sur le plan international est encore plus rapide que la capacité d’adaptation des hommes. D’ailleurs, la mondialisation signifie, en termes simples, une interdépendance de plus en plus rapide. Ceci étant, le changement n’est plus question de degré mais de structure. Dans ce sens, la capacité des Etats à coordonner leur action doit être en mesure de suivre le rythme de ce changement», a indiqué M. De Montbrial, ajoutant que «la mission de la WPC est de contribuer à mieux gérer les dysfonctionnements du système international».

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