La Grande-Bretagne booste les ONG

La Grande-Bretagne booste les ONG

«Avec un petit budget, on peut arriver à de très bons résultats». C’est la conviction de Kevin Lyne, chef de mission adjoint auprès de l’ambassade britannique à Rabat. A l’origine : une longue expérience menée par l’ambassade de Grande-Bretagne à travers les régions du Maroc dans le seul but de former les associations locales.
Depuis hier et tout au long de trois jours à Kénitra, une nouvelle étape de ce projet, qui n’aura coûté que 65.000DH, s’ouvre sur d’autres priorités. «Pour nous, il s’agit avant tout du renforcement des capacités des associations, qui sont devenus nos partenaires dans ce projet».
Elles sont 16 associations féminines de Rabat et de Kénitra à suivre cet atelier de formation organisé avec l’association Union de l’action féminine (Kénitra), en coordination avec Carrière formation conseil EURL de France. «Le programme portera essentiellement sur deux priorités. La première est de permettre aux associations de mieux jouer leur rôle au sein de la localité où elles se trouvent. La seconde est de leur apprendre les techniques de communication pour qu’elles puissent s’ouvrir sur les médias», explique Réda Bajoudi, chargé de projets de coopération à l’ambassade de Grande-Bretagne.
En somme, ce que propose cet atelier de formation aux ONG, c’est de traduire leurs objectifs en stratégies fonctionnelles. Car, les associations, faut-il le rappeler, se constituent souvent pour remplir des engagements face auxquels elles se retrouvent rapidement handicapées, soit par ignorance, soit par manque de moyens.
Au lieu d’agir, elles se rendent à l’incapacité à laquelle veut remédier ce projet par la réflexion, l’organisation, la gestion et la pratique. Des éléments essentiels pour que les associations puissent tracer leur chemin selon leurs priorités.
«Pour les ONG, il est tout aussi primordial qu’elles se fassent connaître par les bailleurs de fonds. Se faire de la communication aide à réaliser les projets et cela nécessite la maîtrise de certaines techniques», souligne M. Bajoudi.
Ces «techniques» concernent l’art et la manière de s’exprimer et de communiquer auprès de médias. Les seize bénéficiaires apprennent donc à écrire en s’axant sur l’information essentielle, mais aussi à présenter leurs écrits. L’atelier leur propose la méthode de rédiger le communiqué de presse et de constituer un dossier de presse.
Par ce biais, les associations pourront faire parler de leur projet dans la presse écrite. L’audiovisuel, la formation y accorde, aussi, un grand intérêt puisqu’elle prévoit au menu des séances d’entraînement à l’interview télé. Cela suppose en parallèle de l’exercice mental et physique devant permettre à l’interviewé de gérer le temps et de maîtriser son trac. Cette mission a été confiée, tout naturellement, aux journalistes qui prennent part à cette formation pour y partager leur expérience et servir de guide aux associations.
De cette ouverture aux médias, il en sera également question dans la prochaine formation que programme l’ambassade de Grande-Bretagne à partir du jeudi 15 mars à Rabat. Cette fois-ci, ce sont les directeurs des prisons qui en bénéficieront.

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