La grève des médecins résidents et internes se poursuit

La grève des médecins résidents et internes se poursuit

Les médecins internes et résidents des quatre CHU du Royaume sont en grogne contre le ministère de la Santé. Déterminés à faire valoir leurs droits, ils ont entamé une grève nationale. «Les médecins internes et résidents ont créé le 26 février 2011 une commission nationale où ils ont décidé d’observer une grève le 8 et le 24 mars dans tous les CHU. Le 24 mars a été décrétée «Journée de la mort du médecin». Durant cette journée, les médecins vont brûler leurs blouses», affirme Dr Mohamed Saïd Lambarki, Secrétaire général de l’Organisation démocratique des médecins, chirurgiens et pharmaciens. Les blouses blanches ne comptent pas s’arrêter là. Ils observeront le 30 mars un sit-in devant le ministère de la santé. «Plus de 5000 médecins seront présents», souligne Dr Abdellah Ouabid, président de l’Association marocaine des médecins internes du CHU Ibn Rochd. Selon le Dr Lambarki, si les médecins n’obtiennent pas une réponse positive du ministère de la Santé à leur dossier revendicatif, ils entameront une grève ouverte. «Nous maintiendrons les grèves tant qu’il n’ y a pas d’engagement responsable du ministère de la Santé», déclare Dr Ouabid. Pour l’Organisation démocratique de la santé de l’ODT ( organisation démocratique du travail), la situation est déplorable. «Leur dossier revendicatif est bloqué depuis plus de 4 ans au niveau du ministère de la Santé. Les médecins internes et résidents assument 80% des services des urgences et de réanimation. Ils continuent d’être exploités dans le secteur de la santé», déclare Ali Lotfi, secrétaire général de l’ODT.
Parmi les revendications des blouses blanches figure en premier lieu, l’équivalence des diplômes. Les médecins revendiquent l’équivalence du doctorat en médecine au doctorat national. Cette équivalence permettrait de leur garantir de meilleurs salaires. Les médecins revendiquent également la comptabilisation d’ancienneté ainsi que leur intégration à la fonction publique à partir de la première année de résidanat. Ils dénoncent la dégradation de leur situation sociale en l’occurrence l’absence d’une couverture médicale. Les médecins demandent d’être indemnisés pour les gardes qu’ils effectuent et revendiquent de profonds changements concernant les modalités d’affectation.
Parmi les autres revendications, il y a lieu de relever, le droit de bénéficier d’une formation continue sans contrat, la révision de la formation de base, la mise en œuvre d’un programme clair de formation permanente. Par ailleurs, les médecins contestent la réforme de loi 10-94 régissant l’exercice de la médecine. Rappelons que ce projet de réforme stipule que la clinique peut appartenir à une société de droit marocain, quel que soit son type, ou à toute autre personne morale de droit privé poursuivant un but non lucratif (fondation ou association).

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