La grogne des mis à l’écart

Rabha Touil n’en revient toujours pas. Trente-huit ans d’activité politique et associative et elle s’est vu refuser la candidature sur la liste nationale et à défaut tête de liste locale dans sa ville natale, Salé. «J’ai rejoint l’Union démocratique croyant dur comme fer qu’on va faire du bon boulot pour le pays. Je suis présidente de la Chambre d’artisanat de Salé cela fait des années. Je ne vois pas pourquoi on n’a pas retenu ma candidature au nom d’un parti au sein duquel je suis membre du comité central et dont je suis par ailleurs une fondatrice».
Elle n’est pas la seule à se plaindre de la manière dont les candidatures UD ont été réglées. Elle n’est pas la seule puisque plusieurs plaintes sont déposées contre le président du parti pour cette raison. Et pour atteinte à l’honneur de certains membres mécontents. On a appris que le procès intenté à M. Ikken par Amale Ziadi, membre du bureau politique et meneur de la fronde contre la direction du parti. Pour elle, être parlementaire n’est pas le plus important. L’essentiel, c’est que les règles internes du parti soient respectées. « Si je suis exclue du parti je dois le savoir.
Et c’est le comité central du parti qui en a les pleins pouvoirs, pas le président. Encore faut-il qu’il y ait une décision… », dit-elle. Elle aussi n’est pas la seule dans le lot des mécontents UD. Quoiqu’elle soit en quelque sorte leur porte-parole, celle vers qui tout le monde se tourne. Une Rifaine d’Al Hoceima, professeur en Hollande qui aurait pu faire beaucoup de choses à son niveau, a été écartée de la liste nationale, tout comme Aïcha Ikkes sans parler des dirigeants du parti qui n’ont pas eu leur investiture et dont certains portent plainte.
Il y a lieu de citer MM Menouer, Ounacer ou encore Boughafor, mais surtout le cas de Bouazza Mrahi, de Khouribga est flagrant, sachant que M. Mrahi a été président de la commission des affaires étrangères au Parlement sortant… Tout le monde se demande pourquoi on n’a pas suivi les procédures normales pour régler les investitures et éviter au parti d’entrer dans la tourmente qui risque de lui coûter trop cher… La justice s’en mêle déjà.

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