La guéguerre déplacée au Parlement

Si l’USFP s’est assuré le perchoir, la première vice-présidence de la Chambre des représentants revient au Parti de l’Istiqlal. Le premier parti ne conteste pas ce droit au second. Côté parti de l’Istiqlal, on nous affirme que Abderrazak Afilal, le Secrétaire général de l’UGTM, ne convoite pas ce poste. Contrairement aux «rumeurs».
Pour Afilal, «il s’agit d’un poste administratif, qui nécessite une grande disponibilité et une gestion permanente». Eu égard à ses responsabilités syndicales et obligations politiques, il a «décidé de ne pas briguer le poste de premier vice-président». D’ailleurs, il n’entend pas «postuler à une quelconque vice-présidence». Il ne compte pas non plus «reprendre la présidence du groupe parlementaire», fonction qu’il a assurée «par consensus», à la demande de la direction du Parti. Au plus, Abderrazak Afilal pourrait «être conduit à présider une commission parlementaire», affirme-t-il. Cela dit, les partis politiques semblent préoccupés par une nouvelle organisation des structures parlementaires.
Des divergences sont notoires. Entre, d’une part, les grandes formations et les moins importantes. Et, d’autre part, au sein des «grands» qui raisonnent, chacun pour sa part, en fonction des rapports de force (avec ou sans députés élus sous d’autres couleurs).
Abdelouahad Radi voudrait mettre la barre haute pour le droit à la constitution d’un groupe parlementaire. Il aurait proposé le seuil de 32 députés. Le PI estime que ce seuil, actuellement fixé à 12 députés, doit être seulement doublé. D’autres formations pensent qu’il faudra le porter à 20, comme en France mais avec les apparentés. Ce n’est pas l’avis des partis qui disposaient d’un groupe parlementaire dans la précédente législature. C’est le cas, notamment, du FFD, accrédité aujourd’hui de 16 députés, qui estime que la barre doit être fixée à 3 ou 5% du total des députés que compte la Chambre, comme c’est le cas dans des pays démocratiques. D’autres partis voient en cette «réorganisation» une tentative de «museler» ou «d’absorber» les petites formations. Les «grands», eux, se justifient par la nécessité de «regrouper les petits en ensembles forts, liés par des affinités politiques et des visions proches».
Les partis visés évoquent cependant «l’identité politique» que d’aucuns «voudraient engloutir». La tendance serait aussi à augmenter les vice-présidences, qui sont actuellement au nombre de huit, et le nombre des commissions. Or ce n’est pas le quantitatif qui doit primer dans ce genre d’organisation. A titre d’exemple et de comparaison, l’Assemblée nationale française (600 députés) dispose d’un bureau formé d’un président et de 6 vice-présidents, assisté de 3 questeurs et de 12 secrétaires. Qui dit mieux ??

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