La libération des détenus de Tindouf

La libération de tous les prisonniers marocains détenus par le Polisario sur le sol algérien est en train de devenir de plus en plus une revendication de la communauté internationale. Séparément ou collectivement, les Etats et les organismes régionaux appellent la coupole dirigeante du Polisario et le pouvoir algérien à mettre fin à cette tragédie humanitaire qui dure depuis plus d’un quart de siècle.
Après l’appel à la libération des détenus lancé par le président français, Jacques Chirac, lors de la visite officielle qu’il a dernièrement effectué en Algérie, c’est l’Union Européenne qui réitère cette exigence.
Ainsi, l’UE a annoncé mercredi qu’elle « attend du Front Polisario qu’il libère immédiatement l’ensemble des prisonniers de guerre marocains » encore détenus à Tindouf, insistant sur la nécessité de faire la « distinction entre les aspects humanitaires du conflit et le problème politique ».
La récente libération de cents prisonniers marocains « peut contribuer à favoriser le dialogue et la confiance entre les parties concernées », a indiqué la présidence de l’UE qui est assurée durant le premier semestre de cette année par la Grèce. «Toutefois, a ajouté une déclaration de la présidence, étant donné que 1160 prisonniers marocains sont encore détenus, pour certains, depuis le début du conflit, l’UE attend du Front Polisario qu’il libère immédiatement l’ensemble de ces prisonniers de guerre ».
Tout en se félicitant de ces libérations, la présidence européenne a précisé que les aspects humanitaires de ce problème « ont été une source de préoccupation constante pour l’UE qui a effectué à plusieurs reprises des démarches à cet égard auprès des parties concernées ». Rappelons que le Polisario avait libéré une centaine de détenus le mois dernier et annoncé que cette opération s’est faite sur demande du gouvernement espagnol. Quelques mois auparavant, une libération identique avait eu lieu en réponse à une intervention du gouvernement allemand.
L’UE a souligné aussi « la nécessité d’améliorer la situation humanitaire des personnes et des populations touchées par cette crise persistante ». L’UE a réaffirmé également qu’elle « soutient pleinement » le secrétaire général des Nations unies et son envoyé personnel, M. James Baker, dans les efforts qu’ils déploient en vue de « contribuer à dégager une solution durable, acceptée par les parties concernées ».
Bruxelles encourage aussi « tous les contacts susceptibles de contribuer à rétablir un climat de confiance entre les parties, l’objectif étant de trouver une solution durable dans le respect total de la légalité internationale », a ajouté la déclaration. Celle-ci a précisé que Chypre, la République tchèque, l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Pologne, la République slovaque et la Slovénie, pays adhérents, la Bulgarie, la Roumanie et la Turquie, pays associés, ainsi que les pays de l’AELE membres de l’Espace économique européen, se rallient à cette déclaration.
Enfin, il est clair que la communauté internationale est consciente de la volonté des dirigeants polisariens d’utiliser le drame des prisonniers comme une carte politique ce qui va à l’encontre des principes élémentaires des droits humanitaires universels et des conventions internationales.

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