La Libye veut coopérer avec le HCR

«Tripoli est prête à travailler avec le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR)», a affirmé, mardi, le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini, après le rapatriement controversé de migrants par Rome en Libye. «La Libye est prête à travailler avec le HCR permettant ainsi à cette organisation de l’ONU de faire un grand pas en avant dans ce pays», a déclaré le ministre italien, cité par l’Ansa. Ce dernier s’exprimait à l’issue d’une rencontre avec son homologue maltais Tonio Borg au cours de laquelle la question de l’immigration a été évoquée. Le HCR a demandé le 12 mai à l’Italie  d’accepter sur son territoire les migrants candidats à l’asile qu’elle a refoulés depuis le 6 mai vers la Libye.
Suite à la mise en œuvre d’un accord d’amitié entre Tripoli et Rome, l’Italie a inauguré une nouvelle politique controversée début mai, en renvoyant un total de quelque 500 migrants en Libye, après les avoir interceptés en mer. La Libye qui n’a pas signé la Convention de 1951 stipulant les droits des réfugiés, n’a pas de loi sur l’asile ni de système de protection des réfugiés, ce qui suscite l’inquiétude du HCR et des ONG. M. Frattini a affirmé que Malte et Rome travaillaient ensemble pour que le HCR obtienne une accréditation formelle en Libye. Laura Boldrini, la responsable du HCR pour l’Italie, a cependant estimé que l’agence de l’ONU, ne pouvait être à elle seule la solution pour la protection des demandeurs d’asile, alors que la Convention de 1951 n’a pas été signée par ce pays. Rome, Malte et Tripoli devraient se réunir en sommet sur la question de l’immigration probablement le 9 juin à Rome, au niveau des ministres des Affaires étrangères, selon une proposition des Italiens. Rappelons que des dizaines de personnes étaient portées disparues au large des côtes libyennes en mars dernier. Leur embarcation avait fait naufrage peu après avoir quitté Tripoli. Vingt-trois occupants de nationalités camerounaise, nigériane, tchadienne etc. avaient pu être sauvés par les garde-côtes libyens, selon le quotidien privé libyen Mesra. Selon le même journal, les autorités ont estimé qu’environ 250 candidats à l’immigration étaient embarqués. Mais les informations restent contradictoires. Un communiqué libyen avait indiqué  notamment que 350 autres passagers ont été sauvés dans deux autres navires. Le naufrage d’une embarcation avait ainsi fait 21 morts et un nombre indéterminé de disparus. Environ 350 clandestins, dont l’embarcation était en difficulté au large des côtes libyennes, avaient été sauvés par un tanker italien.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *