La marche vers la lumière continue

La secrétaire d’Etat chargée de l’Alphabétisation et de l’Education non formelle, Najima Ghozali a affirmé que plus de 700 mille personnes ont bénéficié du programme de lutte contre l’analphabétisme durant l’année 2003, notant que ce chiffre atteindrait le million, en 2004. Dans un entretien, qui a porté sur le bilan de l’année 2003 en matière de lutte contre l’analphabétisme et sur l’action à venir du secrétariat d’Etat chargé de l’Alphabétisation et de l’éducation non formelle, Mme Ghozali a précisé que le nombre des bénéficiaires des cours d’alphabétisation, qui était de l’ordre de 100 mille en 2001, a atteint 390 mille en 2002 avant de franchir la barre des 700 mille en 2003 pour atteindre le million en 2004. Elle a souligné, à ce propos, que la lutte contre l’analphabétisme revêt une importance cruciale, dans la mesure où 51 % de la population active au Maroc est touchée par ce fléau social, alors que cette proportion est de l’ordre de 76 % dans le milieu rural. La stratégie, adoptée par le secrétariat d’Etat chargé de l’Alphabétisation et de l’Education non formelle en matière de lutte contre l’analphabétisme, qui est inspirée du contenu du message royal à l’occasion du lancement, le 13 octobre dernier, de la campagne « Massirat Nour » (marche vers la lumière) et de la Charte nationale de l’éducation et de la formation, se fixe comme objectifs de réduire le taux d’analphabétisme à environ 35%, à l’horizon 2010, dans la perspective de son éradication totale en 2015, a souligné Mme Ghozali. Cette stratégie, a-t-elle dit, est basée sur des mesures pratiques liant la lutte contre l’analphabétisme à la formation professionnelle, ainsi que la révision des programmes et des manuels scolaires et leur harmonisation avec les différents cycles d’enseignement, tout en veillant à assurer le suivi du parcours des bénéficiaires et à réunir les conditions qui leur permettent de poursuivre leur quête du savoir. La campagne nationale « Massirat Nour », qui adopte cette même démarche, a été organisée en faveur de quelque 413.540 personnes, a indiqué Mme Ghozali. Etablissant une comparaison entre les résultats obtenus actuellement et ceux enregistrés par le passé, elle a indiqué que le modeste bilan des programmes de lutte contre l’analphabétisme durant les années passées s’explique par des raisons pédagogiques et par un manque de moyens et d’infrastructures.

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