La MGPAP veut atteindre plus de 90% d’adhérents satisfaits

La MGPAP veut atteindre plus de 90% d’adhérents satisfaits

La MGPAP est parvenue à traiter plus de 682 mille dossiers de maladie lors du premier semestre de 2017, à un coût global de plus de 5 milliards de centimes, dépassant par ce fait le nombre de dossiers traités en 2008. 

Bien que 60% des adhérents à la Mutuelle générale du personnel des administrations publiques (MGPAP) soient satisfaits des prestations fournies par celle-ci, Abdelmoula Abdelmoumni veut aller au-delà de ce taux. Ainsi, il veut «atteindre, dans deux ans, 90 à 95% d’adhérents satisfaits». Une volonté que le président du conseil d’administration de la MGPAP exprime, mardi à Rabat, lors de la présentation du bilan du 1er semestre 2017 de la structure qu’il chapeaute et des résultats d’une enquête de satisfaction menée par la MGPAP auprès des adhérents.

Détail des données chiffrées de l’étude

Il en ressort également que 68% des questionnés ont déclaré être prêts à défendre les prestations et les acquis du secteur mutualiste. Aussi, 68% des adhérents avaient déjà bénéficié des prestations sanitaires fournies par les unités sanitaires de la MGPAP. Dans ce sens, les cabinets dentaires se taillent la part du lion (40%). De plus, 64% des adhérents ont exprimé leur satisfecit quant au rapport qualité/prix des prestations servies par la MGPAP. Dans cette lignée, 40% des adhérents sont satisfaits de la nouvelle tarification appliquée au niveau des cabinets dentaires de la MGPAP. Concernant les délais de remboursement des dossiers de maladie, 67% des adhérents en sont satisfaits, 70% sont contents de la qualité des espaces d’accueil et 64% le sont concernant les délais d’attente au niveau de ces lieux. De surcroît, l’enquête a révélé qu’en dépit des efforts déployés par la MGPAP – parvenant à répondre à 84% des réclamations reçues -, 60% des adhérents ne sont pas satisfaits du traitement consacré à ces réclamations et de son délai.

Un bilan «positif»

Outre le satisfecit des adhérents, M. Abdelmoumni se félicite du bilan de sa structure. Il qualifie celui-ci de «positif» en comparaison à 2008, année précédant son arrivée à la MGPAP. «Tous les indicateurs se sont multipliés par deux», enchaîne-t-il. En détail, la MGPAP a déboursé 8 milliards et 500 millions de centimes aux comptes de ses adhérents pour indemniser les dossiers de maladies, les primes de départ à la retraite, et les primes de décès. Ainsi elle réalise une évolution de 8% pour ce premier semestre 2017 par rapport aux indemnités versées aux adhérents lors de l’année 2008 qui se sont arrêtées à 7 milliards et 800 millions de centimes. En 2016, la somme totale versée aux adhérents a dépassé 16 milliards et 600 millions de centimes, soit une évolution de 111% par rapport à 2008. Aussi, la MGPAP est parvenue à traiter plus de 682 mille dossiers de maladie lors du premier semestre de 2017, à un coût global de plus de 5 milliards de centimes, dépassant par ce fait le nombre de dossiers traités en 2008 et qui ne dépassent pas 654 mille dossiers et un coût de 4 milliards de centimes. En 2016, la MGPAP a traité plus d’un million et 400 mille dossiers de maladie à un coût dépassant 8 milliards et 400 millions, soit une évolution de 89%. Outre les rémunérations en espèces versées aux adhérents, la MGPAP est parvenue à fournir des prestations sanitaires et sociales à plus de 132 mille personnes en 2016, et à 9.415 personnes lors des divers programmes médicaux de proximité organisés lors du premier semestre de 2017.

De l’amélioration de la qualité d’accueil

La MGPAP est parvenue à diminuer les délais d’attente de ses adhérents dans les espaces d’accueil de Rabat entre 3 et 5 minutes, au niveau des espaces d’accueil externes entre 8 et 10 minutes, et à 2 minutes au niveau des bureaux de proximité. A travers l’amélioration des espaces d’accueil et la diminution des délais de remboursement des dossiers de maladie, la MGPAP a pu attirer plus d’adhérents. Ainsi, le nombre de nouveaux adhérents s’est nettement amélioré entre 2008 et 2016, marquant une évolution de 103%. Dans le cadre du renforcement de la transparence et de la concurrence, la MGPAP est parvenue à baisser le nombre de bons de commande en usage. En fait, l’usage des bons de commande est passé de 207 à 180 entre 2008 et 2009, à 76 en 2016, laissant place aux marchés publics.

Un plan stratégique 2018-2019 pour drainer plus d’adhérents

Lors de la conférence de presse consacrée à la présentation du bilan et des résultats de l’enquête, le président du Conseil d’administration de la MGPAP continue sur une lancée de réalisations. Selon ses dires, la Mutuelle est, pour l’heure, présente dans 54 villes. Cette structure dispose également de 5 centres médicaux régionaux.

De plus, les résultats de l’enquête seront contenus dans un plan stratégique fondé sur 4 axes. Il s’agit d’affiner la politique de proximité, d’améliorer davantage la situation du personnel et d’améliorer le cadre financier de la MGPAP, voire de consolider l’arsenal juridique. Selon M. Abdelmoumni, ce plan stratégique se basera sur les failles révélées dans ce sondage pour pouvoir convaincre au moins 30 à 35% de personnes en 2018-2019. «Il faut beaucoup de communication», estime le président. Celui-ci conduit l’exemple du prix des prestations dentaires, la prothèse étant à 20 DH chez la MGPAP. Selon ses dires, si ce prix est réduit, les rentrées de la MGPAP vont diminuer et ses équilibres seront en danger. Or la Mutuelle veut, comme il le précise, assurer la pérennité du système.

Quid des contraintes ?

Selon M. Abdelmoumni, il existe un certain nombre de contraintes. Celles-ci sont liées à cette pérennité de services. «Depuis 2014, nous n’avons pas reçu de tiers payant, soit 6 milliards 400 millions. Et pourtant, nous n’avons pas cessé de fournir des prestations en continuant sur la lancée de proximité et à soutenir les couches les plus défavorisées», explicite-t-il.

Le président veut également augmenter le taux de remboursement. Ainsi, les prestations de prévoyance, c’est-à-dire les allocations de retraite, sont censées passer, à sa guise, de 6.500 DH, mis en œuvre depuis 20 ans, à 30.000 DH et celles du décès de 19.000 DH à 5 millions de centimes.
«Depuis 2010 à ce jour, nous n’avons pas encore obtenu de décision commune», précise-t-il en allusion à la mise en œuvre de cette augmentation. M. Abdelmoumni rappelle également que le projet du code de mutualité traîne depuis 2006-2007.
«Nous sommes les seuls, sans prétention, à présenter un projet complémentaire et nous avons donné la solution à la séparation des métiers et des pouvoirs», avance-t-il.

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