«La moudawana protège l’unité de la famille»

Pas moins de  52 % des Marocains estiment que le Code de la famille protège, en premier lieu, l’unité de la famille, selon un sondage sur « la perception du code de la famille par la population » réalisé par le Centre des droits des gens (CDG).
Le sondage, initié en partenariat avec le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme, et dont les résultats ont été présentés jeudi à Fès, indique que 30 % des personnes interrogées considèrent que le code de la famille veille avant tout aux droits de la femme.
Cette étude, qui a ciblé un échantillon de plus de 10.000 personnes des deux sexes dans différentes régions du Royaume, a permis de mettre le doigt sur le degré de connaissance de la population du Code de la famille, trois ans après son entrée en vigueur.
Elle fait ressortir une méconnaissance ou mauvaise compréhension des dispositions du Code de la famille, en particulier celles relatives au divorce et au partage des biens acquis durant la période du mariage. Pour les femmes, cette méconnaissance concerne notamment les droits que leur garantit le code de la famille, essentiellement les questions ayant trait à la garde des enfants, la pension alimentaire, la filiation, la polygamie et le divorce.
La grande partie des personnes interrogées sont mal informées sur les dispositions du code de la famille et tirent leurs informations de l’entourage, qui est à son tour plutôt mal informé, relève l’étude, mettant l’accent sur la faible implication des médias, surtout audiovisuels, dans la vulgarisation des dispositions de ce texte.
Pour une partie des personnes interrogées, le problème réside essentiellement dans la mise en oeuvre du code de la famille, qui se heurte parfois à la complexité et la lourdeur des procédures judiciaires.
L’objectif principal de cette étude, selon ses initiateurs, est de constituer d’une base de données pratiques permettant aux acteurs politiques et associatifs de corriger les anomalies entachant la bonne application du code de la famille.
Il s’agit également d’identifier le degré de connaissance des femmes par rapport à leur statut juridique et de vulgariser à grande échelle les dispositions du code de la famille et d’aider la population à assimiler les notions nouvelles apportées par le code.
Le CDG, basé à Fès et comptant plus de 90 sections à travers le Royaume, a été fondé en 1999 avec pour vocation de créer un réseau national de défense et d’éducation des droits de l’Homme.

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