La normalisation se poursuit

C’est aujourd’hui que le Maroc s’apprête à accueillir Ana Palacio, ministre espagnole des Affaires étrangères, qui aura, notamment, des entretiens avec son homologue Mohamed Benaïssa.
La dernière réunion des ministres des Affaires étrangères des deux pays remonte au 11 décembre 2002, au cours de laquelle les deux responsables avaient évoqué la nécessité de la création d’un groupe de travail chargé d’examiner les questions en suspens entre les deux pays. Cette visite intervient à un moment où l’on constate un net réchauffement dans les relations bilatérales entre les deux Etats. l’on constate, ces derniers temps, un net réchauffement dans les relations bilatérales entre les deux Etats. Le climat de tension, qui avait perduré pendant plusieurs mois, fait désormais partie du passé, L’offre généreuse de Sa Majesté Mohamed VI de permettre aux pêcheurs de La Galice sinistrée par la marée noire d’opérer sur les eaux marocaines y a contribué énormément.
Conformément à cet esprit, la ministre espagnole des Affaires étrangères, s’est déclarée, lundi dernier, « confiante » quant au retour « bientôt » de l’ambassadeur du Maroc à Madrid et de l’ambassadeur d’Espagne à Rabat à leurs postes respectifs.
Dans une déclaration à la presse à Bruxelles où elle participait à la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE, elle a fait état de l’existence, de part et d’autre, d’une volonté de non seulement « recouvrer » le niveau qui était celui des relations entre les deux pays, mais encore de les porter à un niveau supérieur.
En outre, elle a évoqué la détermination manifestée par le Maroc et l’Espagne d’« aller de l’avant » sur la voie du raffermissement de leurs relations.
Cependant, du côté de l’opinion publique marocaine, l’on reste sceptique, quant à cette « bonne volonté » des responsables espagnols, surtout eu égard à certains faits comme c’est le cas pour la création d’une fondation algéro-espagnole de solidarité avec les séparatistes du Polisario, et de la visite de son président, Carmelo Ramirez, à Alger aux cotés de plusieurs membres d’un prétendu «comité de soutien» aux séparatistes du « Polisario ».
Ce dernier est allé jusqu’à affirmer que ses positions sont celles « du gouvernement espagnol».
Madame Palacio ne manquera pas d’apporter les éclaircissements nécessaires à ce sujet. Aussi, si, comme ils l’ont fait, mardi dernier, les Etats-Unis n’ont pas cessé de réitérer leur soutien aux efforts déployés par James Baker, envoyé personnel du secrétaire général des Nations Unies, en vue de trouver une solution à la question du Sahara marocain, des irréductibles, du côté espagnol et algérien, continuent d’opter pour la déstabilisation du bassin méditerranéen.
Certes, sur le plan diplomatique, la tension est de moins en moins perceptible. Le chef de la diplomatie algérienne, Abdelaziz Belkhadem, a confié, d’ailleurs, mardi à l’agence Reuter, qu’il effectuerait « prochainement » sa première visite au Maroc. Un geste qui pourrait être perçu comme un signe d’amélioration dans les relations traditionnelles entre Alger et Rabat.
La visite du président français, Jacques Chirac en Algérie, en mars prochain, pourrait, également, s’inscrire dans le cadre de rapprochement entre les deux pays. Mais toujours est-il que pour le Maroc, il n’y a pas de demie-mesure en ce qui concerne le règlement de la question du Sahara.
Le partage du territoire marocain, auquel appellent les dirigeants algériens, n’a aucune chance de résister à la détermination du Maroc à consolider sa souveraineté et ses droits sur son espace saharien.

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