La nouvelle génération estudiantine socialiste

C’est à Tétouan que le secteur étudiant de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) a choisi de tenir son neuvième congrès national. Une initiative qui s’inscrit dans la nouvelle stratégie d’action de la jeunesse de ce parti au niveau du campus universitaire. Cette décision illustre l’importance particulière du mouvement estudiantin, pour la direction de l’USFP. En témoigne la présence permanente de Abdelhadi Khairate, ancien secrétaire général de la JI, membre du Bureau politique de ce parti, depuis le VI ème congrès, et de Mohamed Boubekri, dernier président de l’Union nationale des étudiants du Maroc ( UNEM).
Au cours de la séance d’ouverture de ce congrès estudiantin partisan, suivi de près par Mohamed Elyazghi, Premier secrétaire adjoint du Parti, Khalid Alioua, également membre du Bureau politique, a tenu à faire part des grandes lignes d’orientation de la politique gouvernementale dans le domaine universitaire. Ils avaient donc à prendre position en ce qui concerne certaines dispositions de la Charte nationale relative à l’Education et à la formation, notamment au sujet des droits d’enregistrement des étudiants, de la gratuité de l’enseignement universitaire, de l’autonomie financière et de la gestion de l’Université marocaine. Bien entendu, depuis leur création, les universités marocaines ont toujours garanti le droit à la gratuité. Un acquis qui n’est plus justifié sur le plan international et qui partage l’avis des étudiants. A cette question épineuse s’ajoute une autre qui concerne l’état des lieux des universités actuelles, particulièrement à la lumière des avancées démocratiques.
Or, en dépit de l’adhésion des jeunes de l’USFP au principe de gestion des universités, il n’en demeure pas moins important de souligner le risque d’une telle démarche en termes de coûts politiques.
L’attachement des radicaux de tous bords à l’UNEM et leur hostilité à l’USFP ne permet aucune percée constructive allant dans le sens de la participation aux conseils des universités. Soufiane Khairate, secrétaire général de la Jeunesse Ittihadia, ne mâche pas ses mots à cet égard, en mettant l’accent sur le retard pathologique des composantes activistes de l’espace estudiantin. Selon lui, ces tendances cultivent la culture du fascisme pour dissimuler leur incapacité à pouvoir encadrer les jeunes universitaires sur les bases de la démocratie .
La plate-forme stratégique à travers laquelle le Bureau national de la Jeunesse ittihadia appelle à la participation aux conseils des universités bute, en effet, sur cet handicap majeure. A El Jadida, par exemple, ou à Casablanca, des milices interdisent toute discussion de ce genre . Mais, toujours est-il qu’il s’agit d’un acte, qui est le premier en son genre depuis la naissance de la JI, et qui traduit le nouvel état d’esprit des jeunes socialistes.

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