La nuit de ses noces, il viole sa cousine

La nuit de ses noces, il viole sa cousine

Fin novembre. Fatima, quatorze ans, ne cesse depuis quelques jours de vomir. Est-elle malade ? Elle ne sait rien. « Mais pourquoi tu vomis à chaque moment ? », lui demande sa mère. Comme si elle fuit les regards de sa mère, elle baisse la tête et se plonge dans un mutisme profond. Elle ignore ce qu’elle éprouve, mais elle ne peut rien dire à sa mère. Par pudeur ? Non. Fatima est sourde-muette. Elle ne peut même pas dire à sa mère que ses règles mensuelles ont cessé depuis quatre mois. Certes, elle a appris l’utilisation des signes, mais la pudeur l’oblige de garder le mutisme, de ne rien dévoilé. Sa mère n’est pas restée les mains croisées, elle a tenté de l’aider en lui préparant des produits qu’elle avait achetés chez un herboriste. Mais en vain. « Qu’est-ce que tu éprouves? », lui demande sa mère une énième fois avant d’en parler à son époux. Fatima ne fait aucun signal pour expliquer, elle se contente à baisser ses yeux. Quelques jours plus tard, sa mère ne peut plus garder le silence et se débrouille avec les produits achetés chez les herboristes. « Fatima est très malade et je ne sais pas ce qui lui est arrivé», confie-t-elle à son épouse qui ne retourne chez lui, à Inzegane, province d’Agadir, que le soir. «Je l’emmène demain chez le médecin», lui dit-il tout en consolant sa fille. Le lendemain matin. Accompagnée par ses parents, Fatima rentre chez le médecin qui l’examine en présence de sa mère. «Viens madame…». La mère accompagne le médecin à son bureau, s’assoit sur une chaise et sa fille est à côté d’elle. Le médecin lève calmement ses yeux sur la mère pour lui demander si sa fille ne lui a jamais confié un secret. « Non, elle ne m’a rien expliqué par les signes depuis qu’elle a commencé à vomir et à dormir sans cesse », explique-t-elle. Il lui a demandé si elle avait remarqué quelques chose d’anormale ou quelques symptômes d’un certain état de santé sur sa fille. « Non », répond-elle avant d’entendre la conclusion du médecin. «Ta fille est enceinte depuis quatre mois ». C’était comme une bombe qui s’est explosée sur son visage. Perturbée, la mère fond en larmes. Elle ne trouve pas d’explication à ce qu’elle a entendu. Fatima se contente de tourner ses yeux entre le médecin et sa mère. Elle ne sait rien de ce que le médecin a confié à sa mère et traîne ses pas derrière sa mère qui rejoint son mari qui les attendait à la salle d’attente. Ne retenant plus ses nerfs, il gifle sa fille qui fond en larmes et la conduit devant la police. « Qui t’a fait ça ?», lui demande sa mère avec des signes de mains. Fatima n’hésite pas à répondre, toujours avec des signes de mains, que son cousin l’a violée. Comment et quand? Deux jours avant la nuit de noces de son cousin, Jamal, quand elle a accompagné, en mois d’août, ses parents au douar Chouakra. Toute la famille était, la veille de cette nuit, en pleine joie dans d’autres chambres, lorsque Fatima rentre dans l’une des chambres. Elle y trouve Jamal seul, qui regarde la télévision. Ce jeune de vingt-cinq ans l’a sollicitée de s’asseoir près de lui, a commencé à lui parler par des signes de mains. De fil en aiguille, il lui a demandé de l’accompagner dehors. Avec innocence, Fatima l’a accompagné. D’un pas à l’autre, ils se sont retrouvés dans l’écurie. Là, il s’est transformé en un monstre, il lui a ôté violemment ses vêtements et l’a violée sans la dépuceler. Une fois qu’il ait fini, il lui a demandé de garder le secret, de ne rien dévoiler. Fatima a retourné près de sa mère qui n’a rien remarqué, sans lui dire quoi que ce soit. La nuit de noces est passée et Jamal s’est marié avec une belle fille de dix-sept ans pour commencer une belle vie, jetant Fatima et les moments qu’il a passés sur elle au fond de sa mémoire. Des mauvais souvenirs qui ont surgi quand les éléments de la police sont venus l’arrêter devant les yeux de sa femme qui vient de passer avec lui seulement quatre mois. «J’avais l’intention de me rassurer que je suis apte et que je suis capable de…la nuit de noces», affirme-t-il aux enquêteurs. Est-il ce prétexte pour violer une innocente, encore mineure, sourde-muette ?

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