La pauvreté en recul dans les provinces du Sud

La pauvreté en recul dans les provinces du Sud

Entre 1985 et 2011 le taux de pauvreté a nettement reculé dans les provinces du sud du Royaume pour atteindre aujourd’hui moins de 3,5%.

Bel exploit pour les trois régions du sud du Royaume, Laâyoune-Boujdour-Sakia-El Hamra, Gelmim-Smara et Oued Eddahab-Lagouira au niveau de la course lancée entre les 16 régions pour lutter contre la pauvreté et assurer une vie décente aux habitants.

Ainsi, et selon les données du Haut-Commissariat au Plan, ces régions accompagnées de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër et le Grand Casablanca arrivent en tête des régions où le taux de pauvreté est le plus bas. Ce dernier au sud du Royaume ne dépasse pas 3,5%. Cependant le milieu rural de la région de Guelmim-Smara demeure très vulnérable à la pauvreté.

Le PIB des trois régions du Sud était en 2010 de 21,7 milliards de dirhams, soit 3,5% de la richesse nationale annuellement produite, alors que les dépenses sur place de la consommation finale des ménages s’élevaient à 12,7 milliards de dirhams en 2011, soit là encore 3,5% des dépenses de consommation des ménages du pays.

La population des dix provinces du Sud, tout en devenant majoritairement citadine, s’est multipliée par un facteur supérieur à 10, et dépasse aujourd’hui le million d’habitants.

Selon la note de cadrage établie par le Conseil économique, social et environnemental (CESE), c’est l’État qui joue dans ces régions le rôle de rempart contre la pauvreté. Cependant, en l’absence d’un observatoire dédié au développement des provinces du Sud, et en l’état de la comptabilité nationale, il n’est pas possible de quantifier avec précision la valeur des transferts de l’État vers ces mêmes provinces.

Selon des estimations communiquées par l’Agence pour la promotion économique et sociale au CESE, la contribution annuelle de l’État à la lutte contre la pauvreté, sous forme d’aides directes et indirectes dédiées à la région, serait de l’ordre de 4,6 milliards de dirhams. Les aides directes distribuées par le programme de la promotion nationale à quelque 34.000 personnes pour un budget de 589 millions de dirhams représentent la moitié du budget alloué à ce programme au niveau national.

A cela s’ajoute le rôle joué par l’INDH, et qui a contribué, entre 2007 et 2012, à la réalisation de 442 projets, pour un investissement global de 997,6 millions de dirhams (soit près de 6,5% de l’enveloppe nationale), dont 561,6 millions de dirhams pris en charge par l’INDH.

 


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