La pêche maritime, un secteur d’avenir

Plusieurs facteurs sont à l’origine de l’importance du secteur des pêches maritimes à Tan-Tan, qui assure plus de 12.000 emplois directs et 30.000 indirects, ainsi que 25 % de la pêche hauturière et le tiers de la pêche côtière sur le plan national, précise-t-on auprès de la délégation régionale des pêches maritimes. Le secteur, qui draine d’importants investissements, notamment dans le domaine de la conserve et de la production de la farine et de l’huile de poissons, profite de la proximité des importantes pêcheries, en particulier celles des sardines du prolongement du récif continental sur des centaines de miles, qui fait de cette région un milieu approprié pour la reproduction et des infrastructures et équipements de base dont dispose le port de Tan-Tan où opèrent quelque 579 unités de pêche. Selon des statistiques de la délégation régionale, le volume des produits de la pêche artisanale et côtière, déchargé dans le port de Tan-Tan, s’est élevé, durant les huit premiers mois de 2001 à quelque 178.497 tonnes pour une valeur d’environ 200 millions de DH, enregistrant ainsi une expansion respectivement de 97 % et 92 % en comparaison avec la même période de l’année écoulée. pour les produits de la pêche hauturière débarqués dans le port de Tan-Tan, la même source précise qu’ils ont atteint, à fin août dernier, quelque 14.060 tonnes contre 10.446 tonnes à fin août 2000, soit une hausse de 37,47 %. Par ailleurs, plusieurs rapports soulignent que le port de Tan Tan peut constituer une base pour un développement durable de la région Guelmim-Smara qui collecte chaque année des centaines de millions de DH au titre des taxes sur les services offerts par le port, (400 millions pour 2000). Ces montants peuvent être investis dans des secteurs productifs, contribuant ainsi au développement de la région. Un problème de taille menace, cependant, l’activité de pêche dans cette région. il s’agit de l’ensablement qui bloque l’entrée du port de Tan Tan. En effet, entre 300.000 et 400.000 m3 de sables se constituent à l’entrée du port, entravant le trafic maritime. l’office d’exploitation des ports (ODEP) précise en outre que les gaz émanant des usines de production de la farine de poissons constituent une source de pollution qui menace la santé des travailleurs et les conditions sanitaires dans le port.

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