La police retrouve les détonateurs volés

La police retrouve les détonateurs volés

Plus de bruit que de mal. C’est ainsi qu’on pourrait mettre un terme à l’épisode des détonateurs dérobés dans la nuit de samedi à dimanche derniers dans un conteneur au port de Casablanca. Selon les services de la préfecture des arrondissements de Casablanca-Anfa, dans un communiqué relayé par la MAP, il s’agit de deux cartons contenant des détonateurs électriques et des têtes d’amorces. Autre précision précieuse et rassurante, lesdits détonateurs ne sont pas montés et ne pouvaient de ce fait être utilisés.
Les mêmes services, qui qualifient la chose d’«acte de vol banal», affirment que l’auteur du vol avait été identifié et qu’il est activement recherché. Il s’agirait d’un individu ayant d’autres antécédents, vu qu’il a à son actif des vols de marchandises perpétrés au même port casablancais. Les enquêteurs sont également parvenus à mettre la main sur l’un des complices du voleur présumé.
Plus, à en croire les services de la préfecture des arrondissements de Casablanca-Anfa, les deux cartons volés ont été retrouvés abandonnés à proximité du port. Selon toute vraisemblance, s’apercevant de la difficulté d’écouler la «marchandise», le voleur et ses complices auraient décidé de s’en débarrasser du côté de l’avenue des FAR.
Les détonateurs dérobés au port étaient destinés à Cadex (Compagnie africaine des explosifs) ayant ses quartiers généraux et ses unités de production à Tit Mellil, aux environs de la mégapole.
Cadex est également le nom du même groupe implanté au Maroc depuis 1933 à travers quatre sociétés dont la SME (Société marocaine d’explosifs et d’accessoires de mines) qui fournit plusieurs gammes de détonateurs pour plusieurs activités à travers neuf dépôts régionaux de distribution. Ces accessoires comprennent plusieurs gammes de détonateurs selon les activités concernées et le mode d’utilisation (souterrain ou à ciel ouvert). Le vol des détonateurs au port de Casablanca avait donné lieu aux plus folles des hypothèses. Il a été écrit et dit, entre autres, que la marchandise était destinée à la Gendarmerie royale. D’autres parleront de plusieurs centaines d’unités au moment où certains évoquaient le vol d’explosifs. L’agence de presse algérienne ira carrément faire le lien entre ce vol et le terrorisme.
Les précisions des services de la préfecture des arrondissements de Casablanca-Anfa viennent mettre un terme à toute une série de divagations et de supputations.
Toutefois, l’enquête est toujours en cours pour déterminer la responsabilité des services chargés de la surveillance du port casablancais, mais aussi pour rechercher d’éventuels autres complices du vol de samedi dernier.
Une fois découvert le vol, une équipe composée de plusieurs responsables sécuritaires s’est déplacée sur les lieux et ordonné l’ouverture d’investigations. La rapidité avec laquelle les enquêteurs sont passés à l’acte a contribué à récupérer la marchandise volée. Et, à ce jour, aucune sanction n’aura été prise à l’encontre des responsables de la sécurité au port de Casablanca. Cependant, un tel vol ne risque pas d’être le dernier dans ce même port où l’accès est rendu facile par plusieurs «brèches» et vu l’étendue des installations. Mais surtout des dizaines de «visiteurs» qui envahissent les lieux, généralement la nuit, entre malfrats et candidats à l’émigration clandestine.

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