La population de Bouaké solidaire du contingent marocain

Aucune fille victime présumée d’abus sexuels ne s’est présentée devant la commission conjointe d’enquête mise en place par le Maroc et l’ONU, a-t-on appris de source sûre. Depuis le début des travaux de la commission, mercredi à Bouaké (380 km d’Abidjan), aucune victime présumée d’abus sexuels de la part d’éléments du contingent marocain n’est venue livrer son témoignage devant les enquêteurs marocains et onusiens, a déclaré cette source à la MAP.
De même source on précise que l’ONG locale, à l’origine des allégations d’abus sexuels contre les soldats marocains, a été incapable de présenter la moindre preuve de ses accusations, bloquant même le travail de la commission d’enquête en refusant les tests ADN.
Cette équipe d’enquête, composée d’officiers supérieurs des Forces Armées Royales (FAR), ainsi que de membres de l’opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) et du bureau des services de contrôle interne (OIOS) de l’ONU, avait entamé sa mission, mercredi à Bouaké, après avoir arrêté un programme de travail à Abidjan.  Citant un document interne de l’ONU, l’Agence de presse africaine (APA) a récemment rapporté que treize filles de Bouaké ont avoué avoir été manipulées par cette ONG pour accuser les soldats marocains d’abus sexuels.
Ces filles, auditionnées les 23 et 24 juillet dernier par la responsable du bureau des droits de l’Homme du secteur Est de la mission onusienne, ont déclaré avoir été «victimes d’une manipulation de la part de la représentante d’une ONG locale moyennant aide et assistance» pour témoigner contre les soldats marocains.
Les populations de Bouaké avaient adressé une pétition au commandant de l’ONUCI pour exprimer leur solidarité avec les soldats marocains, et dénoncer ces allégations d’abus sexuels.
«Nous nous insurgeons contre tout départ des Marocains. Nous estimons jusque-là qu’ils s’acquittent d’une manière irréprochable de la tâche qui leur est assignée», ont affirmé les signataires de la pétition, dont des responsables locaux.
Les "Forces Nouvelles", que préside l’actuel Premier ministre ivoirien Guillaume Soro, avaient demandé, de leur côté, la levée de la mesure de cantonnement prise contre le contingent marocain, la jugeant «inopportune envers tout un contingent à l’efficacité avérée», au moment où le processus de paix en Côte d’Ivoire est entré dans sa phase active après la signature de l’accord de Ouagadougou.  Dans un entretien accordé à la MAP, le porte-parole de l’ONUCI, Hamadoun Touré, a indiqué que le cantonnement du contingent marocain était une mesure "conservatoire" et "préventive" prise dans l’attente des résultats de l’enquête "approfondie" menée actuellement par cette équipe conjointe d’enquête.
 Il a souligné que cette mesure ne remettait pas en cause la qualité du travail effectué par les membres du contingent marocain dans la consolidation de la paix en Côte d’Ivoire.

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