La recrudescence des suicides à Tanger inquiète

La recrudescence des suicides à Tanger inquiète

La ville du détroit emboîte tristement le pas à Chefchaouen

En plus de Chefchaouen, dont le nombre de personnes ayant mis un terme à leur vie continue de battre tous les records, Tanger et les zones avoisinantes connaissent, ces derniers temps, une inquiétante vague de suicide. A cet effet et selon les données statistiques, une dizaine de cas a été enregistrée depuis le début de l’année. Alors que le nombre de personnes ayant mis fin à leur vie à Chefchaouen a atteint une quinzaine de cas au cours des trois derniers mois.

L’augmentation du nombre de suicides à Tanger inquiète la population en particulier les représentants de la société civile locale. Surtout que ce fléau touche toutes les catégories d’âge, dont les enfants. Les habitants de l’un des quartiers populaires de Béni Makada sont toujours sous le choc après le suicide, la semaine dernière, d’un élève de 14 ans par pendaison. Les investigations policières ont permis de faire ressortir que la victime souffrait de son vivant de problèmes familiaux. Le malheureux jeune garçon a choisi de se donner la mort par pendaison dans une épicerie (appartenant à l’un des membres de sa famille). Le suicide de ce collégien a fait réagir les représentants de la société civile locale appelant à multiplier les campagnes de sensibilisation aussi bien au profit des enfants que des parents en vue de prévenir ce fléau.

A l’instar de Chefchaouen, les véritables causes du suicide de la plupart des victimes à Tanger restent difficiles à déterminer. C’est le cas de cette jeune femme de 23 ans, dont l’acte de désespoir reste une énigme pour sa famille et ses proches. Mariée et mère d’une fillette de cinq ans, elle s’est retrouvée, au début du mois en cours, pendue dans son domicile conjugal. 

Il est à noter que dans la ville du détroit, ce fléau touche beaucoup plus les hommes que les femmes et sont pour leur majorité des célibataires. 

Et contrairement à Chefchaouen, dont la plupart des cas ont eu lieu par pendaison, le grand nombre de personnes a choisi de mettre un terme à leur vie à Tanger en se jetant du haut des immeubles. Cette méthode est considérée beaucoup plus facile et rapide pour se suicider. La semaine dernière, un jeune homme d’une vingtaine d’années s’est donné la mort, en se jetant du quatrième étage d’un immeuble au quartier Charf. La victime n’est pas morte sur le coup. Malgré les tentatives de secours, le jeune homme a rendu l’âme peu de temps après son arrivée à l’hôpital Mohammed V.

Soulignons que le nombre de cas de suicide à Tanger pouvait être encore plus élevé si certaines tentatives n’avaient pas échoué à la dernière minute pour une raison ou une autre.

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