La santé maternelle et néonatale en débat à Rabat: Des efforts continus pour réduire le taux de mortalité

La santé maternelle et néonatale en débat à Rabat: Des efforts continus pour réduire le taux de mortalité

Cet événement qui est co-organisé par ladite école et le ministère de la santé et l’Institut de médecine tropicale d’Anvers en Belgique (IMT) a réuni une pléiade de médecins et pharmaciens du monde entier. Ainsi, des chercheurs et des spécialistes internationaux de la santé discutent de l’avenir de la santé maternelle et néonatale dans les pays à moyen et faible revenu.

Durant ce 57ème colloque, les participants présentent de nouvelles recherches, partagent leurs expériences et discutent des leçons tirées des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), qui sont remplacés après 2015 par de nouveaux objectifs de développement durable. En effet, trois thématiques ont été débattues lors de la première journée: l’humanisation de l’accouchement, la morbidité maternelle et ses conséquences pour le nouveau-né ainsi que pour la santé des femmes, et la surveillance de la mortalité maternelle.

«L’objectif est de réfléchir sur la façon dont la santé maternelle peut être améliorée dans un cadre intégré du développement post-2015 et aboutir à une vision de la santé pour tous, réalisable au-delà des réductions de la mortalité et conformément à la Stratégie mondiale des Nations Unies pour la santé des femmes, des enfants et des adolescents», a déclaré un responsable au ministère de la santé.

Il est à mentionner que depuis 1990, la mortalité maternelle et infantile a été réduite à l’échelle mondiale respectivement de 44 et 49%. Cependant, les objectifs visant à réduire de deux tiers (OMD 4) la mortalité des enfants de moins de cinq ans et de trois quarts le ratio de mortalité maternelle avec un accès universel à la santé de la reproduction (OMD 5) nécessitent encore des efforts plus soutenus pour être atteints. Par ailleurs, le Royaume a toutefois diminué le taux de mortalité maternelle, qui est passé de 227 à 120 cas pour 100.000 naissances vivantes entre 2003 et 2010.

Malgré la baisse du taux de mortalité infantile, les décès survenus lors du premier mois suivant l’accouchement constituent 75% du total des décès, en particulier en milieu rural, sans oublier les disparités flagrantes entre les régions les plus pauvres et les plus riches du Royaume. Il est à rappeler que ce colloque est soutenu par la Coopération belge au développement, le Royaume du Maroc, le ministère de la santé, l’OMS, l’Unicef, la Fnuap et le projet MNSIRSES cofinancé par l’Union européenne.

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