La sécurité des élections à l’ordre du jour

Les élections présidentielles du 9 avril en Algérie seront placées sous haute surveillance par les forces de sécurité qui ont tué 120 islamistes armés ces six derniers mois, enregistrant ainsi, selon les autorités, de grandes avancées dans la lutte antiterroriste. En prévision de cette élection qui devrait permettre au chef d’Etat sortant Abdelaziz Bouteflika d’obtenir un 3ème mandat, un dispositif de sécurité renforcé couvrira tout le territoire national, en particulier les zones les plus sensibles, a déclaré dimanche le ministre de l’Intérieur Yazid Zerhouni. «Comme à l’accoutumée, j’espère que nous serons à la hauteur pour assurer la sécurité des candidats et des bureaux de vote et des électeurs», a-t-il ajouté, en mettant un exergue de grandes avancées dans la lutte antiterroriste ces six derniers mois. «Quelque 120 islamistes armés ont été tués par les services de sécurité depuis le 1er  septembre 2008 en Algérie, parmi lesquels trois importants chefs terroristes, après un mois d’août marqué par des attentats à la bombe, à Tizi-Ouzou, Dellys et Boumerdès…», a-t-il dit.
L’Algérie avait vécu en août 2008 une vague d’attentats-suicide, dont le plus meurtrier avait fait 48 morts aux Issers, dans la région de Boumerdès (50 km au sud d’Alger), tous revendiqués par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). M. Zerhouni a ajouté que durant la même période, 22 repentis se sont rendus aux services de sécurité, 322 terroristes, dont beaucoup n’étaient pas armés mais directement impliqués dans des attentats, ont été arrêtés, et environ 150 armes saisies.
Si les attentats ont de fait sensiblement diminué d’intensité, les groupes armés mènent toujours des opérations ponctuelles sanglantes. Le 23 février, une dizaine d’islamistes ont ainsi attaqué, utilisant un mortier artisanal, une base de la société algérienne de gardiennage SPAS à Ziama Mansouriah près de Jijel (360 km à l’est d’Alger), tuant neuf agents de sécurité.
Onze jours auparavant, sept personnes, dont un bébé et deux gendarmes, avaient péri dans l’explosion de deux bombes à Foum El-Metlag (sud-est), région qui n’avait pas connu d’attentat aussi meurtrier depuis août 2008. A chaque attentat, les forces de sécurité répliquent par de vastes opérations de ratissage dans les sanctuaires des islamistes, surtout dans les régions de Kabylie montagneuses.

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