La sexualité en ligne prend de l’ampleur

«Nous savons que de nombreuses personnes ont une activité sexuelle via Internet et nous devons déterminer pour combien d’entre celles cela est problématique », a déclaré Al Cooper, chercheur au centre de recherche sur la vie de couple et la sexualité, à San Jose, en Californie. A partir de 40.000 réponses à un sondage mis en ligne sur le site de MSNBC, il a étudié un échantillon choisi au hasard d’environ 7.000 hommes, et s’est ensuite focalisé sur 384 d’entre eux qui avaient fait état de problèmes sexuels liés à Internet. Ces derniers ont dit avoir une activité sexuelle en ligne de 5,7 heures par semaine en moyenne, soit deux fois plus longtemps que le reste de l’échantillon. Mais passer des heures à surfer sur les sites pornographiques et à fréquenter les groupes de discussion consacrés au sexe n’est qu’un seul des symptômes d’un comportement sexuel obsessionnel en ligne, a déclaré Al cooper. Pour ceux qui se disent dépendants au cyberespace, ils ont précisé qu’ils allaient sur Internet pour se déstresser, plutôt que pour se divertir ou obtenir des informations sur le sexe. « Ils le font sans arrêt, au lieu d’aller faire un jogging ou de parler avec leur partenaire », explique Al Cooper. «Il y a d’autres moyens de se déstresser qui sont probablement plus sains ». Ils avouent aussi oser sur Internet ce qu’ils n’oseraient jamais dans la réalité, ajoute Al Cooper. « Ils vont en ligne pour faire des choses – avec des animaux, ou à trois ou avec des homosexuels et je ne sais quoi d’autre – qu’ils ne feraient jamais dans la vie réelle. Internet peut être positif dans la mesure où vous pouvez expérimenter et essayer, même si vous ne réalisez jamais rien dans la réalité. Cela crée une vie virtuelle problématique », explique le chercheur. La plupart des participants à l’étude ont dit souffrir de dépendance au cybersexe et ont précisé avoir une activité sexuelle réduite avec un partenaire non virtuel. Selon des statistiques récentes, entre décembre 1999 et février 2001 le nombre d’internautes à se rendre sur des sites à caractère sexuel s’est accru de plus de 27%, passant de 22 millions à près de 28 millions, alors que sur la même période le rythme d’augmentation de la fréquentation des sites de vente au détail n’était que de moitié.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *