La société civile en deuil : «Mama Assia» a rejoint le ciel

La société civile en deuil : «Mama Assia» a rejoint le ciel

Une femme au grand cœur a rejoint le ciel. Assia El Ouadie est décédée vendredi matin à l’âge de 63 ans suite à une longue maladie. Militante engagée dans la défense des droits des enfants et des jeunes, et en particulier des droits des pensionnaires des Centres de réforme, de rééducation et de réinsertion, «Mama Assia», comme l’appelaient ceux qui la côtoyaient, a été inhumée, samedi, au cimetière Achouhada après les prières d’Addohr et du mort. Et ce, en présence de Fouad Ali El Himma, conseiller de SM le Roi, Aziz Akhannouch, ministre de l’agriculture, Hafid Benhachem, délégué général de l’Administration pénitentiaire et de la réinsertion, Driss El Yazami, président du CNDH et de plusieurs autres personnalités des mondes de la politique, de l’économie, des arts et des médias et de nombreux représentants de la société civile.
En cette douloureuse circonstance, SM le Roi MohammedVI avait adressé un message de condoléances à la famille de la défunte dans lequel le Souverain a souligné que la regrettée a consacré sa vie à servir les causes des enfants et des jeunes et s’est efforcée de leur assurer soutien et protection, que ce soit en tant que membre de la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus ou au sein des différentes organisations de la société civile dans lesquelles elle était un membre actif, ce qui lui a permis de jouir de l’estime de tous. Dans ce message, SM le Roi a également mis l’accent sur son apport dans le domaine de la justice, son militantisme en faveur de la défense des droits de l’Homme et son abnégation. Grande militante des droits humains, la regrettée Assia El Ouadie, juriste de formation (licence en droit en 1970), était magistrat au Parquet du tribunal de première instance de Casablanca entre 1971 et 1980.
Après un stage à l’École nationale de la magistrature à Paris (1980-1981), Elle avait intégré le barreau de Settat (1981-1984) avant de rejoindre celui de Casablanca où elle avait exercé jusqu’à l’an 2000, date à laquelle elle avait réintégré la magistrature au sein de l’Administration pénitentiaire où elle s’occupait de trois Centres de réforme et rééducation pour jeunes mineurs à Casablanca, Settat et Salé.  Elle était également membre de la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus et de l’Association des amis des Centres de réforme.

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