La terre a tremblé au Maroc

La terre a tremblé au Maroc

Une secousse sismique s’est produite hier, lundi12 février, à 10 h 35 dans toutes les régions du Maroc. Selon le Centre national pour la recherche scientifique et technique (CNRST), elle a été ressentie au niveau de la côte marocaine et même à l’intérieur du pays.
L’épicentre de ce séisme, d’une magnitude 6,3 sur l’échelle de Richter, se situe à 400 Km au large des côtes ouest marocaines. «Nous recevons des appels de toutes les villes du Royaume. Le séisme a frappé, entre autres, Casablanca, Rabat, Ifrane, Tanger. L’épicentre a été localisé en mer au large de l’Atlantique», indique Nacer Jabour, chef service de la surveillance sismique à l’Institut national de géophysique, dépendant du Centre national pour la recherche scientifique et technique.
Selon ce scientifique, la secousse tellurique est sans gravité puisqu’elle n’a fait ni victimes ni dégâts matériels. Toutefois, le tremblement de terre a suscité la panique parmi la population. Pris de peur, les fonctionnaires et employés ont déserté leurs lieux de travail durant quelques minutes. «Nous avons tous ressenti la secousse, mais se sont surtout les fonctionnaires du 3ème et 4ème étages du bâtiment qui se sont précipités à l’extérieur», raconte un employé de la délégation régionale du Plan du grand Casablanca.
Certains établissements scolaires ont préféré faire sortir les élèves dans la cour de récréation en attendant le retour des parents à midi. «Nous avons décidé, par précaution, de faire sortir les élèves de leurs classes. Puisque ce sont des enfants, nous ne pouvons pas les laisser rentrer seuls chez eux. Nous attendons donc le retour de leurs parents à midi pour les leur confier», déclare Amine Ghahas, directeur de l’école Abdel Moumen au boulevard Zerktouni de Casablanca. Le même sentiment de panique et de peur a gagné les habitants à Aïn Sbâa et El Oulfa entre autres. A Derb Soltane, les gens pris de panique ont psalmodié le traditionnel «Salla Allah Ala Sidi Mohammed». Ils n’ont néanmoins pas oublié de s’enquérir des nouvelles de leurs proches. Dans la précipitation, ils se sont jetés sur leurs portables pour prendre des nouvelles de la famille et des amis. Dans la capitale, les employés des ambassades française et espagnole ont tout simplement évacué les lieux alors que, dans les ministères, les ascenseurs et escaliers de service ont été pris d’assaut,
Est-il possible qu’un tsunami se produise suite à cette secousse tellurique? En tout cas, radio-trottoir a bien fonctionné et la rumeur d’une réplique à 12h30 s’est répandue comme une traînée de poudre dans tout Casablanca, Pour le Centre national pour la recherche scientifique et technique (CNRST), cette principale secousse sera, en effet, suivie de répliques de faible intensité. Cependant, rassure M. Jabour, il n’y a aucune inquiétude à se faire.
«Il n’y a aucun risque. Il faut noter que le séisme a une magnitude de 6,3 et s’est produit à une profondeur de 67 km. Pour qu’un tsunami se produise, il faut que la secousse soit superficielle et non profonde et que la magnitude soit supérieure à 6,5 degrés sur l’échelle de Richter», explique M. Jabour.
Outre le Maroc, le Portugal a été également frappé hier par un séisme. Selon l’Institut météorologique national portugais, ce tremblement de terre de magnitude 6 sur l’échelle ouverte de Richter a touché la région de Lisbonne et le sud du pays. L’épicentre de la secousse a été localisé en mer à 160 km à l’est du cap Saint Vincent, 300 km au sud de la capitale.
Idem pour l’Espagne où la terre a tremblé. C’est à Séville, Cadix, Huelva et Madrid où la secousse a été le plus fortement ressentie.

Comment se comporter en cas de séisme

Selon le Centre national pour la recherche scientifique et technique, il faut surtout garder son sang-froid et ne pas succomber à la panique. Pour se protéger, il est conseiller de se mettre sous une table en bois. Les ascenseurs sont à éviter. «Pour éviter de rester coincer entre deux étages en cas de coupure électrique, il est préconisé de prendre les escaliers au lieu de l’ascenseur», conseille Nacer Jabour, chef service de la surveillance sismique à l’Institut national de géophysique.

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